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Un Cataclysme puissant qui ravage une société moderne, en pleine expansion. Les survivants s'entraident pour tenter de recréer un ordre viable... Mais nul ne sait ce qui les attend, surtout pas eux !
 
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:: Dreyer Gabria ::

 
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Gabria
Scientiste/Expérience

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Inscrit le: 20 Nov 2010
Messages: 6
Féminin

MessagePosté le: Sam 20 Nov - 22:47 (2010)    Sujet du message: Dreyer Gabria Répondre en citant

Gabria


Identité :

Nom : DREYER
Prénom : Gabria, dite Gaby pour les intimes, et y’en a pas beaucoup…
Âge : J’ai pour le moment 29 ans (le premier qui me souhaite mes 30 ans, je le démonte !)
Race : Expérience
Groupe : Scientiste déjantée !
Rang souhaité (place dans Neorbis) : Tant que j’ai de la ferraille, des boulons et des cobayes, ça me va.

Orientation sexuelle : Vous avez de ces questions… Hétéro (jusqu’ici…)


Scanner de description physique et mentale :

Description physique :
Hmm… Commençons par la taille, quoi de plus banal qu’une taille ? Je mesure un peu mois d’un mètre soixante-dix pour une moyenne annuelle de cinquante-cinq kilogrammes. Bon, donc pas trop grande et pas grosse, ça vous avance bien, hein ? Bref, passons… Je n’ai pas vraiment le corps de rêve des mannequins anorexiques qu’on voyait défiler à la télévision sur leurs échasses. Comment ? On appelle ça des chaussures ? Dieu que ça devait être inconfortable… Mais une fois encore, je m’écarte du sujet… Je ne ressemble pas non plus aux stars plantureuses et sulfureuses, je suis même plutôt banale. Mes cheveux courts et blonds se fondent dans la masse, mes yeux marron sont tout ce qu’il y a de plus banal. Même la forme de mon visage n’a rien de vraiment attirant, si ce n’est, là encore sa banalité. Tout ce que j’ai pour moi, c’est un corps bien proportionné, « normal » en quelque sorte… Je n’attire pas les regards et c’est tant mieux. Quoi, comment ça j’ai dit plus haut que j’étais hétéro ? Ca n’empêche pas que je n’aime pas qu’on me regarde de cette façon…

Style vestimentaire :
Pour les fringues, c’est long manteau rouge bien rembourré et bien chaud pour l’hiver, veste en cuir pour la demi-saison et t-shirt pour l’été. J’adore l’odeur de mon cuir… Bon, il est un peu passé, que ce soit de mode ou de siècle, mais j’e m’en fiche, tout le monde s’en fiche maintenant. On s’habille avec ce qu’on trouve plutôt qu’avec ce qu’on aime le plus souvent. Bon, ça c’était pour le haut. Pour ce qui est du bas maintenant, c’est un jean pratique, souple et près du corps avec des bottes, noires et en cuir elles aussi. Sous mon manteau, qu’il pleuve, qu’il vente ou que le froid soit mordant, c’est débardeur ; je ne suis pas frileuse moi. J’ai toujours des gants avec moi, au cas où, c’est pratique pour ne pas laisser d’empreintes sur les lieux d’un crime… Ah, j’ai failli oublier les deux ou trois pochettes accrochées à ma ceinture. Il y a dedans divers comprimés volés dans le laboratoire où je travaillais, de l’aspirine surtout, c’est pratique quand on a mal quelque part…

Description mentale :
Certains me qualifieront de folle… Ils sont bien loin du compte. Je suis complètement timbrée, tarée et tous les autres adjectifs que vous pourrez imaginer, mais en pire… Pour moi, l’humanité sert de cobaye à mes inventions géniales (muahaha !). Les seules « personnes » que je trouve dignes d’intérêt, ce sont toutes ces choses que l’on a appelées « expériences ». J’aime comprendre comment on a pu arriver si loin pour en doter certaines d’une sorte de conscience propre… Par contre, pour les relations humaines, ne comptez pas sur moi, cela se réduit à des cris et des larmes (pas les miens). Je suis plutôt solitaire, toujours plongée dans un livre d’anatomie, de biologie, de mécanique. Absolument pas intéressée par les relations amoureuses, je les fuis presque (notez le presque). Après tout, si un homme veut partir avec moi, pourquoi pas, mais la soirée risque de ne pas se dérouler comme il l’attend… A ses risques et périls donc. Je n’ai aucun scrupule à tuer, c’est pour la science. Si les cobayes ne se réveillent pas, c’est qu’ils ne valaient pas la peine de survivre aux opérations que je leur ai fait subir… C’est pour la science… La science… LA SCIENCE !

Ce que vous aimez :
Alors… J’ai deux grandes passions, la chirurgie et la recherche scientifique et anatomique d’une part, les petits joujous en métal d’autre part. J’aime créer des objets utiles à partir de pas grand-chose, de pièces de récup’ trouvées ici et là… Encore plus si je peux ensuite greffer ça sur des cobayes, je suis heureuse ! Comment ça les cobayes ne sont pas toujours d’accord ? Ils ont leur mot à dire ? M’en fiche moi, ‘peuvent bien crier…

Ce que vous détestez :
Je hais ces espèces d’épouvantails sans cervelle que sont les fanatiques ! Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, pas moyen d’avoir la paix dans son labo, ni le matos adéquat pour bosser dans de bonnes conditions… Bon, je continue à faire mon boulot, mais c’est nettement moins propre et stérilisé ! Et puis je vous parle pas de l’odeur récurrente de renfermé ! Y’avait deux ou trois carcasses abandonnées dans un coin, bonjour l’odeur… A part le gouvernement, je ne déteste rien ni personne en particulier. Si on m’ennuie, on finit en mode expérience, c’est tout…

Qualités :
Alors là c’est pas compliqué. Je suis déterminée. Et oui, y’en faut de la détermination pour faire marcher un labo clandestin et cacher les corps des expériences ratées (donc bosser dans une odeur à réveiller les morts… en fait non, ils sont toujours morts). Sans vouloir me vanter, j’ai aussi une certaine facilité à apprendre et retenir ce qui m’intéresse vraiment. Il me suffit de voir quelque chose deux ou trois fois, une seule parfois, pour l’imprimer dans ma tête. Ce qui est bien utile quand on n’a pas autant de moyens qu’on le souhaite pour ses expériences.

Défauts :
Là c’est un peu plus compliqué… Mon plus gros défaut, depuis mon plus jeune âge serait une soif de connaissances sans bornes. Ce qui m’a conduite à m’enfermer seule pour apprendre, expérimenter… Ce qui nous amène à mon second défaut, et pas des moindres : je n’ai aucun scrupule à violer les lois établies. Si je veux quelque chose, j’entends l’obtenir par tous les moyens, que ce soit légal ou non. Bon d’accord, c’est plus souvent illégal que légal, et alors ? C’est pour les progrès de la science !

Avez-vous des signes distinctifs non précisés ? :
Quelques grains de beauté disséminés sous mes vêtements, une ou deux cicatrices dues à des cobayes un peu trop violents…


Scanner des connaissances :

Vers quel type de connaissances vous orientez vous ? :
Vers des connaissances scientifiques, ça va de soi ! Plus j’en saurais sur l’anatomie, plus mes expériences auront de chances d’aboutir, et plus je me débrouillerai avec la mécanique de mes petits automates, plus les porter sera agréable et mieux je pourrai les entretenir.

Avez-vous des compétences particulières (le combat, l’informatique…) ? :
La mécanique, ça c’est mon dada ! Bidouiller tout plein de systèmes pour rendre la vie des autres agréable ! Après tout, qu’ont-ils à faire d’un bras de chair, même en bonne santé, quand on leur propose un petit bijou en alliage titane, quasiment indestructible ! Comment ça y’en a qui ne sont pas d’accord ? Mais on s’en fiche, ils sont bien contents après ! Que d’ingratitude j’vous jure…

Comment percevez-vous les autres clans avec qui vous cohabitez ? :
Les autres ? Quels autres ? Ah, vous parlez des cobayes ? C’est des gens ça ? Ils ont une volonté propre ? Je viens d’apprendre un truc dites-donc ! Enfin bon, en clair je cohabite souvent toute seule (ça se dit ça ? non ? tant pis, je l’dis quand même…). Y’a bien les autres scientistes qui m’intéressent, s’ils sont aussi timbrés que moi, et encore… Tous les autres, je m’en fous, ils peuvent bien crever que je lèverais pas le petit doigt pour eux.


Votre passé :


Bon… Me voilà devant ma feuille blanche…
Mais qu’est-ce que je fous là, toute seule dans un coin, à écrire ma vie ? Ah oui, c’est ce crétin de français qui me l’a demandé… Pour laisser un témoignage aux générations futures qu’il a dit… Mais je m’en tape moi des générations futures ! J’ai pas envie de raconter ma vie !

Bon d’accord, mais c’est bien pour lui faire plaisir…
Commençons par le commencement : ma naissance.
Dès le départ j’ai fait hurler ma mère (qui ne l’a pas fait, dites-le moi)… Je ne me souviens même plus du nom de la ville dans laquelle j’ai été mise au monde… Quel intérêt ? Je n’y suis plus. Mes parents… Je me souviens de leurs prénoms… mais à quoi bon ? Ils ne sont plus que des numéros, anonymes dans la masse de mes expériences. Pourquoi les présenter ? Leur seule réussite est d’avoir donné la vie à un chercheur aussi brillant que moi… Enfin, c’est ce qu’en dit l’autre idiot, TK pour ne pas le nommer.
J’écris, j’écris, mais je n’y vois toujours aucun intérêt… Pourquoi devrait-il rester autre chose de moi que mes notes concernant mes recherches ?

Passons à mon enfance puisqu’il y tient absolument…
J’étais très heureuse, enjouée, j’aimais l’école, et plus généralement apprendre. J’ai passé l’Abitur (l’équivalent allemand du bac en France) à 17 ans, j’ai à peine étudié dans une école, aujourd’hui anonyme, avant qu’un grand laboratoire propose de me former. J’ai donc commencé à y travailler tout en étudiant. Il va sans dire que j’étais très douée, je n’ai pas étudié très longtemps avant d’être engagée à plein temps…

J’avais à peine 20 ans quand je l’ai rencontré… Il était là pour une conférence dans mon laboratoire. Tous, femmes comme hommes bavaient devant cet intellectuel, l’enviaient, lui qui les surpassait tous réunis… Terrance Kelvin Baha.
C’est clair qu’il avait de l’allure penché sur son pupitre, à répondre à toutes les questions idiotes que posaient mes collègues. Il répondait patiemment, mais on sentait bien qu’il n’aimait pas vraiment être là… Je ne l’ai plus jamais revu dans des conférences ou quoi que ce soit du genre si je me rappelle bien…

Nous avons beaucoup discuté après que mon mentor nous ait présentés. Je le suivais sans vraiment vouloir connaître ce mystérieux orateur, et c’était plus pour lui qu’il y allait. Mais bon, il paraît que ça aide quand on est accompagné d’une « brillante collègue ». Toujours est-il que TK n’était pas vraiment accessible, son sourire sonnait faux.
Mon mentor (il avait un nom ? comme mes parents ce n’est plus aujourd’hui qu’un numéro, mais pas à cette époque encore) avait commencé à engager la conversation sur un sujet tellement bateau que je ne m’en souviens plus aujourd’hui…

Je ne sais plus non plus exactement comment TK et moi en sommes venus à entretenir une conversation animée. Cette conversation portait sur les membres articulés reliés aux nerfs qu’on commençait tout juste à développer à ce moment-là. Je me souviens encore combien cette discussion m’avait chamboulée, retournée. Cela m’avait donné une raison d’être, venir en aide aux autres en leur proposant de remplacer leurs membres abîmés ou amputés pour diverses raisons. Je trouvais cet idéal des plus nobles, et c’est encore aujourd’hui ce pour quoi je me bats.

En sortant de cette conférence, je me suis jetée à corps perdu (je crois que c’est la bonne expression…) dans les livres traitant de ce sujet. Livres de biologie, d’anatomie, de mécanique basique, tous y sont passés. Je ne sortais plus de chez moi que pour travailler. Au début, tout était bien, certaines personnes étaient volontaires pour me permettre de développer ma technique. Devant le « trop grand » nombre de morts suite à des opérations chirurgicales ratées, la laboratoire m’interdit de pratiquer !
Je crois me rappeler que pendant cette période, je ne vivais plus, j’avais dû perdre beaucoup de poids, j’étais pâle et sale, au moins autant que le SDF… Non, le cobaye, qui faisait la manche devant le laboratoire. Il fut le premier, Numéro 1, de la longue série de morts pour la science. Anonymes, ils ont sacrifié leur vie pour me permettre de perfectionner mon art (comment ça ils n’étaient pas d’accord ?). Je leur dois beaucoup, la plupart des connaissances qui ont fait de moi un chirurgien renommé, les connaissances qui m’ont permis de perfectionner ma robotique pour qu’elle soit la plus parfaite possible et que la greffe fonctionne.

J’ai pratiqué ainsi en cachette pendant environ trois ans, dans les sous-sols du laboratoire, là où personne ne mettait jamais les pieds. J’en ai fait mon propre laboratoire. Il y avait du sang partout et l’odeur de pourriture était insoutenable, mais c’était pour la science !
C’est là que je l’ai revu. Terrance Kelvin Baha. Il n’a pas semblé me reconnaître au départ… Il faut dire que j’avais coupé mes cheveux, c’était plus facile pour en enlever le sang qui giclait partout… Pourtant un soir, il m’a suivie. Il a prétendu s’être perdu dans les sous-sols et m’a trouvée dans mon laboratoire, un cobaye sur ma table d’opération.
Je me souviendrai toujours de cette soirée… Les murs et mes vêtements étaient couverts de sang, les gants qui protégeaient mes mains étaient couverts de fluide rouge et mon visage aussi. Je suis sûre que j’avais l’air d’une diablesse avec mon scalpel dans une main et mon tournevis dans l’autre… La femme que j'opérais n’était pas en meilleur état. Allongée sur une table d’opération du siècle précédent, elle n’avait plus qu’un moignon de jambe, l’autre partie étant posée sur une table roulante un peu plus loin, à côté d’une jambe robotisée simpliste, mais fonctionnelle.
J’ai failli le tuer ce jour-là… Il m’avait vue ! Je n’avais pas le droit que continuer mes expériences, mais je le faisais, les gens continuaient à mourir pour servir la science. Je n’aurais jamais pensé que ce serait lui qui comprendrait, lui qui saisirait à quel point le sacrifice de ces cobayes était nécessaire pour la science. Il le fallait, pour que les générations futures vivent sur deux jambes et avec deux bras !

Nous avons fait plus ample connaissance, il savait que je travaillais clandestinement sous le laboratoire, je n’avais donc rien à lui cacher, lui il m’encourageait. Il avait un projet disait-il. Un soir après le travail, quand il m’avait proposé de passer le voir chez lui, j’ai bien cru qu’il était un cobaye masculin comme tous les autres, esclave de ses passions et incapable de raisonner sur autre chose que son entrejambe en présence d’une femme, si banale soit-elle, comme je l’étais. Mais non, il m’avait réservé la plus belle surprise de ma vie !
Il m’avait conduite dans son propre laboratoire et je les avais vus… Deux bras robotisés exposés au centre de la pièce, n’attendant plus que d’être greffés sur un cobaye… Je l’avais laissé sur le seuil de la pièce, m’extasiant sur la perfection du métal et la complexité de raccordements nerveux. Mes mains avaient tourné et retourné les précieux matériaux pour les étudier. Je n’étais plus consciente de rien d’autre que la mécanique jusqu’à ce que sa voix ma ramène à la réalité et à l’étrangeté de la situation…


Et voilà que je me prends au jeu de cette histoire… C’est nul, c’est idiot ! Ca ne me sert à rien ! Et pourtant… Si je ne continue pas, il va me gronder… C’est qu’il lit en moi comme dans un livre ce français…

Bref, reprenons…
A la suite de mon entrevue avec ce que je considérai comme la plus grande œuvre d’art de notre ère, TK et moi avons commencé à travailler ensemble. Il m’avait avoué vouloir remplacer ses propres bras par ces deux bijoux… J’ai donc multiplié tests et efforts pendant deux ans pour acquérir la technique et pouvoir remplacer ses bras. Il fallait aussi que je sache les entretenir et les réparer, il ne pourrait pas le faire seul s’ils étaient tous les deux en trop mauvais état…
Je passerai sur les détails, mais TK était mon alibi quand la police commença à s’intéresser un peu trop à moi… Je vivais à moitié chez lui, étudiant tout ce qu’il me donnait à étudier. En particulier, comme je viens de l’écrire, l’entretient de ses futurs bras.

C’est après deux ans que je me suis sentie prête à remplacer ses bras. J’avais 26 ans. J’avais aménagé son sous-sol de manière à travailler à hauteur de ma taille et à pouvoir l’attacher. Et oui, je n’avais pas pu emprunter de quoi l’anesthésier… (comment ça je n’avais même pas essayé ? Après tout, c’est juste un cobaye, à ceci près que celui-ci était volontaire pour une fois...) J’avais prévu scie, scalpel, tournevis, ciseaux… Tout ce dont j’avais besoin pour opérer était à portée de main… Ne manquait plus alors que le cobaye à opérer…
Dès qu’il s’était allongé, j’avais sanglé ses bras en croix, sa poitrine et son cou, ainsi que ses jambes. Il serait effectivement dommage que je loupe l’opération parce qu’il m’avait frappée… Bref…
Je gardais une certaine distance entre lui et moi, insensible à sa douleur lorsqu’il hurla, la lame de la scie venant de lacérer ses chairs. Le retour fut pire encore… Il se débattait. Normal. Quelle que soit la détermination d’un cobaye, sans anesthésie, il essayait toujours de fuir la douleur. TK ne faisait pas exception à la règle…
Heureusement pour lui, il s’évanouit lorsque j’atteins l’os… Cela me permit de travailler plus efficacement, sans craindre de rater mes incisions parce qu’il bougeait. Enfin je pouvais travailler tranquillement…

J’ai dû chercher un peu pour détacher le bras au niveau de l’articulation de l’épaule. Le sang coulait par terre, me giclait parfois au visage quand je touchais une veine. Bref, un vrai plaisir ! Bien, il m’a d’abord fallu faire place nette. Cela fait, assez rapidement, j’avais acquis une certaine maîtrise de la chose, il avait fallu fixer la base du bras aux os qui restaient… Puis connecter aux nerfs. Ne pas placer le nouveau bras dans la minute, il fallait encore enlever le deuxième sans se faire tuer par la puissante mécanique…


« TK ! Arrête de lire sur mon épaule, tu n’as pas à savoir ! Va un peu t’occuper utilement, tu veux ? »

… Et voilà, il m’a coupée dans ma lancée…
Court intermède avant de reprendre mes explications pour le moins ennuyeuses et inutiles ! Je déteste écrire ça ! Ca n’a aucun intérêt… Tout ce qui n’est pas scientifique n’a aucun intérêt à être dans ma vie...
Enfin, puisqu’il y tient… continuons…

L’opération a parfaitement réussi, je ne me suis pas trompée une seule fois. J’ai placé un bras, puis l’autre avant de les connecter aux nerfs. Nouveau cri de douleur. Il s’était réveillé. J’ai lavé le sang qui maculait sa peau pendant qu’il sombrait de nouveau dans l’inconscience.
Il ne se réveilla que deux jours plus tard. J’avais eu le temps de tout laver, du sol au plafond, en passant par mes vêtements et les premiers draps dans lesquels il avait dormi. Ils s’étaient imbibés du sang des blessures pas tout à fait refermées.
Je n’ai que très peu dormi pendant ces deux jours… J’étais inquiète. Je me demande d’ailleurs toujours pourquoi, ce n’était qu’un cobaye pour moi à cette époque… Inquiète donc, je passais mes journées dans sa chambre, ou alors je m’en éloignais le moins possible pour être à proximité à son réveil. Pas de chance, il s’est réveillé avant moi. Trop fatiguée, je m’étais assoupie à ses côtés, un linge mouillé à la main, celui que je lui passais sur le front quand il avait trop de fièvre.
Ce fut un gémissement de douleur qui me réveilla. J’ai même failli en tomber du lit… Qui dit gémissement dit réveil. Je m’en suis voulu de n’avoir rien préparé pour lui qui devait avoir faim… Je me suis éclipsée avant de revenir avec un peu de purée réchauffée et une cuillère. Il lui a encore fallu deux semaines avant de pouvoir bouger sans se faire hurler ou gémir. Je lui donc donné à manger de cette façon pendant cette période…
Mon premier cobaye encore vivant… Je prenais soin de lui comme si c’était moi, ou mon enfant comme diraient la plupart des femmes. Un bébé dont il fallait prendre soin, qu’il fallait aider à se lever, à se laver, et même emmener aux toilettes… Je sentais bien qu’il n’aimait dépendre de personne, mais au bout d’un temps, il sembla s’habituer, accepter de ne pas pouvoir tout faire seul.
Quant à moi, je prêtais plus d’attention à lui, son caractère, ses gestes, son combat pour me demander le minimum, ce qu’il lui était vraiment impossible de faire… Je n’avais jamais regardé personne comme ça, aucun de cobayes que j’avais croisés n’avait mérité une once de mon attention, sauf sur ma table d’opération…

Pendant encore un mois, nous n’avons rien fait d’autre que nous consacrer à sa rééducation. Chaque jour qui passait, il maîtrisait un peu plus ses nouvelles capacités. Mais il ne m’écoutait jamais quand je lui disais que c’était assez… J’étais obligée de le menacer de lui démonter ses bras pour qu’il consente à arrêter ses exercices… Et il reprenait inlassablement le lendemain. Les résultats étaient encourageants, il se remettait plus vite que je l’aurais pensé…

C’est deux mois plus tard qu’il m’a proposé de rester travailler avec lui sur des nano-robots. La moitié de mes affaires se trouvaient déjà chez lui, il ne me fallut que quelques voyages de plus pour habiter l’une des chambres de sa maison.
Mes collègues, du moins c’est comme ça qu’on appelle habituellement les gens avec qui on travaille, pour eux donc, j’avais été repérée par ce brillant chercheur français et je lui apportais mon aide dans ses recherches. Mon absence au laboratoire passait donc inaperçue.
Mes « amies » semblèrent se réjouir que j’emménage avec cet homme. Pour elles, nous allions « bien ensemble ». Mais ça voulait dire quoi ? Cela me tourmente encore aujourd’hui, même si bien des choses se sont passées…

Revenons donc aux nano-robots. Notre équipement était de loin meilleur que celui duquel je disposais dans ce pseudo laboratoire. Nous avons travaillé d’arrache pied pendant un an et avons réussi à produire quelques prototypes. C’est fou tout ce que l’on pouvait faire faire à ces minuscules mécanismes, comme s’ils étaient doués d’une volonté propre… Le but premier était qu’en les introduisant dans un corps, ils recherchent maladies et tumeurs et soient capables de les soigner.
Nous les avions testés sur des cobayes à divers stades de leur fabrication. Comment ça nous sommes des monstres ? C’est scientifique ! C’est pour l’avenir de nos enfants ! (enfin, les vôtres…) Bien entendu, aucun cobaye n’a rien voulu savoir… Les premiers prototypes tuaient en quelques minutes, mais nous ne nous sommes pas découragés, mettant toutes nos connaissances en commun pour en arriver à notre but !
Bien sûr, nous tentions encore et toujours d’améliorer les capacités des bras de TK. Plus rapides, une pression plus forte dans les mains, facilement dissimulables et autres…


Je ne sais pas si je dois raconter ça… Qui cela intéresserait-il ?


« TK, je dois TOUT raconter ? »

… Visiblement il faut que je vous raconte ça…
C’était un soir de Janvier. Je ne sais pas comment il a fait, mais il a su que c’était mon anniversaire… Cela faisait des années que je ne l’avais pas fêté. Tout ce que je savais c’est que j’avais tel âge cette année-là… J’avais 27 ans.
Il neigeait ce soir-là. Il avait tenu à ce que j’achète quelques pâtisseries dans la journée. Pourquoi pas, nous n’en mangions pas souvent et ce n’était pas ce qui nous ferait grossir. Noël avait passé sans que nous y fassions attention et les repas de fête nous étaient passés sous le nez… Je m’en fichais pas mal, je n’aimais pas vraiment le style pompeux des repas… Le Nouvel An ne nous avait pas fait beaucoup plus d’effet, à part un « Bonne Année » lancé à un moment de la journée et le changement dans les dates de nos notes...
Ce soir-là donc, j’étais assise sur un fauteuil, tournée vers la fenêtre noire et la neige qui tombait sans discontinuer. Nous étions au nord de l’Allemagne, il n’était pas rare qu’il tombe soixante centimètres de neige à cette période de l’année.
C’est là qu’il était arrivé, une bougie allumée plantée dans un éclair au chocolat, chantant (faux) la chanson rituelle des anniversaires.

Nous avons passé une soirée mémorable à plaisanter, à rire, à parler de choses et d’autres, à faire connaissance sur un autre plan que celui de la science. Nous n’avions jamais vraiment pris le temps de discuter, nos soirées avaient toujours été occupées à travailler jusqu’à ce que l’un de nous tombe de sommeil et aille se coucher, l’autre regagnant alors sa propre chambre.
Mais pas ce soir-là…
Il avait trouvé une bouteille de champagne Dieu seul sait où et nous l’avions bue ensemble. L’alcool m’avait réchauffée, rendue plus réceptive à sa présence et aux signaux que m’envoyait mon corps. Je n’arrivais pas à cesser de penser à ses bras, à ce que déclencherait leur contact sur ma peau… Rouge de honte et passablement ivre, j’avais essayé de me lever pour regagner ma chambre. Comme une idiote, il avait fallu que je trébuche sur mes propres pieds…
C’est lui qui m’a rattrapée, vous vous en douterez…

C’est fou ce que cette histoire fait gnangnan…

Enfin, je m’en fiche pas mal, ce fut l'une des plus belles soirées de ma vie…
Après qu’il m’ait évité la chute, nous sommes bien restés cinq minutes à nous regarder dans les yeux sans savoir quoi faire…
Ce que je n’avais pas remarqué, c’était que nous nous étions progressivement rapprochés l’un de l’autre. Un seul mouvement et nos lèvres se frôlaient, ce qui a fini par se passer, donnant suite à un baiser passionné et à la nuit la plus torride de toute ma vie… Si l’on considère bien sûr que je n’avais jamais connu une telle proximité avec un homme…
Ses mains sur moi avaient été un véritable aphrodisiaque et je m’étais endormie dans ses bras quand le ciel avait commencé à s’éclaircir.

Le lendemain pourtant, lorsque je m’éveillai dans ses bras, plus aucune trace de la passion qui m’avait animée dans la nuit. J’étais redevenue la froide biologiste de laboratoire. Une seule chose restait cependant, la gêne que j’éprouvais à avoir dévoilé ce corps auquel je ne trouvais pas assez de formes… J’avais vu quantité d’hommes nus, mes expériences, aussi la vue de TK, aussi troublante soit-elle puisqu’il ne gisait pas sur une table d’opération, ne me choquait pas. Me montrer moi… J’avais un peu plus de mal…

Nous avons continué à travailler à l’élaboration des nano-robots jusqu’à arriver à un prototype viable, que l’on pouvait implanter sans risques chez un cobaye. Ne me demandez pas comment on en est arrivés là (non, il n’y a pas d’histoire douteuse ! pas du tout !), mais TK a réussi à me convaincre de lui implanter ces petites merveilles… Nous les avions créées pour prévenir toute maladie, stimuler les anticorps pour éradiquer toute infection, ou prendre le relais si l’infection persistait.
Hélas… Nous n’avions pas prévu quels effets secondaires cette opération pouvait receler. Effets qui ne tardèrent pas à se manifester. Il n’avait fallu que quelques jours pour que ses maux de tête se transforment en fortes fièvres, jusqu’à 41,5° au plus fort… Je suppose qu’il savait à quoi s’en tenir, ce genre de petites bêtes pouvait tuer si elles n’étaient pas assez au point… Du moins, c’est ce qui était arrivé à nos prédécesseurs… J’espérais qu’il y survivrait, épongeant son front comme je l’avais fait au moment d’opérer ses bras.
Bien des choses s’étaient passées depuis, je me laissais attendrir par cet homme et ses doigts de fée…

Nous avons amélioré encore les nano-robots, travaillant encore et encore, peaufinant les détails, vérifiant et revérifiant toutes les connexions, tous les petits détails qui clochaient et qui avaient pu entraîner cette réaction de rejet…

Puis ce fut mon tour de servir de cobaye… Je dois avouer que je n’en menais pas large quand j’ai vu TK approcher, sa seringue contenant les nano-robots à la main… J’avais vu comment son corps avait tenté de rejeter l’envahisseur, et je n’étais pas pressée d’en faire la désagréable expérience.
Je ne me souviens que de vagues moments de lucidité pendant près de vingt-quatre heures, mais rien de bien méchant m’a-t-il dit… Mon corps n’avait pas été aussi virulent à repousser les intrus… Heureusement…

Depuis, nous travaillons au développement d’un engin qui nous permettrait de nous déplacer rapidement sur de longues distances, sans utiliser de pétrole comme tous les véhicules à notre époque… Projet audacieux qui mettait une nouvelle fois nos connaissances à l’épreuve.

Aujourd’hui nous en sommes là, j’espère que TK est heureux de m’avoir fait perdre mon temps à raconter ces idioties au lieu de travailler…




La jeune femme referma son carnet d’un geste rageur. Elle se demandait toujours pourquoi l’homme lui avait demandé de faire cela, comme ça, du jour au lendemain, sans lui fournir aucune explication… Lui-même s’était enfermé dans une pièce et elle l’entendait parler. Il lui avait appris qu’il enregistrait lui aussi l’histoire de sa vie, de manière auditive.

« TK ? Où es-tu ? J’ai fini ! »

Elle se leva de sa table, son carnet à la main, se dirigeant sur le local qui servait de chambre à son compagnon.

« TK ? Tu es là ? »

Son accent allemand résonnait encore dans le laboratoire quand elle poussa la porte du local.

« Ah, te voilà. Je voulais seulement savoir où je dois mettre ça, pour ranger. »

Elle alla le placer sur l’étagère, là où elle le retrouverait facilement. Elle n’avait pas fini son mouvement que l’homme s’était accroché à sa taille, son visage enfoui dans les cheveux courts de la scientifique. Elle se dit qu’il était bien câlin ce jour-là, mais ne releva pas. Ses bras sur elle lui faisaient perdre la tête, elle était comme hors de son corps quand il la touchait de cette façon…

« TK ? Mais que… »

Elle n’eut pas le temps de dire plus qu’ils s’embrassaient déjà passionnément sur le lit étriqué de cette chambrette minuscule. La sienne était plus grande se disait-elle avant de succomber à la volupté d’une nouvelle caresse…
La soirée passa avec une rapidité affolante… La jeune femme n’avait pas le temps de s’ennuyer avec cet homme, il était inventif, intrépide… Elle s’endormit en quelques minutes, satisfaite et heureuse, dans ses bras. Elle se sentait si bien qu’elle pensait que rien de vraiment grave ne pouvait lui arriver…

Et pourtant…
Elle fut réveillée par une secousse, d’abord presque insensibles, celles-ci gagnèrent peu à peu en intensité et il fut vite impossible de tenir debout, même dans cette pièce aux murs si rapprochés… Tout tombait, son cahier de notes, les divers objets négligemment laissés dans un coin…
Les secousses n’étaient pourtant rien comparées à la déferlante magnétique qui broya le brillant cerveau de l’érudite. Les nano-robots, sensibles aux perturbations magnétiques, l’avaient fait tellement souffrir qu’elle en était tombée dans les pommes, ignorante de la désolation qui s’installait autour de la maison de TK, voire même dans un espace plus restreint, autour de la chambre…

Elle se réveilla plus tard, un marteau-piqueur dans la tête et de la bouillie à la place du cerveau se disait-elle… Ce qui la réveilla tout-à fait, ce fut de voir qui se trouvait près d’elle et dans quelle tenue ils étaient… Ce fut plus fort qu’elle, elle cria.
Ne confondez pas avec les cris des jeunes filles effarouchées, ce cri-là était un cri de peur autant que d’indignation ! Elle se leva en quatrième vitesse, entraînant la couverture avec elle pour se cacher derrière.


« Oh mein Gott ! (Oh mon Dieu !) Art von Veranlagtem ! (Espèce de pervers !) Was machen Sie in diesem Bett, während ich dort schlief ? (Que faites-vous dans ce lit alors que j'y dormais ?) Wer hat mich ausgezogen ? (Qui m'a déshabillée ?) Was mache ich hier ? (Qu'est-ce que je fais ici ?) Wo sind wir ? ( Où sommes-nous ?) »

Pour un cri d’indignation… Elle en avait même oublié de parler français… Elle ne se rendait pas compte que le pauvre homme ne la comprenait pas, qu’il voyait simplement une jeune femme faire une crise de nerfs devant lui. Alors qu’il s’approchait pour tenter de la calmer, elle repartit d’une nouvelle tirade :

« Halten Sie auf ! (Arrêtez !) Halt ! (Stop !) Nähern Sie sich nicht mehr oder ich brülle ! (N'approchez pas plus ou je hurle !) Schieben Sie zurück ! (Reculez !) Sofort ! (Tout de suite !) »

Pas contente du tout, elle ramassa le premier objet qui lui tomba sous la main et le lança sur l’homme qui ne cessait d’approcher en lui répétant des phrases étranges qu’elle avait l’impression de comprendre sans en saisir vraiment le sens… Les mots se perdaient les uns dans les autres, elle nageait en pleine confusion et lança un nouvel objet sur l’homme qui n’avait pas renoncé à s’approcher. Elle finit par lui lancer un objet plus lourd, fit demi-tour et poussa la porte pour s’enfuir. Mais elle resta pétrifiée, comme en état de choc.

« Meine Forschungen ! (Mes recherches !) Nein ! Alles ist zerstört, unbenutzbaren... (Non ! Tout est détruit, inutilisable...) Wie werde ich machen ? ( Comment vais-je faire ?) Ich hatte nicht meine Erfahrungen beendet... (Je n'avais pas fini mes expériences...) »

Elle contemplait la vision désolée du laboratoire en miettes, plus un appareil viable. Son regard passait de droite à gauche puis de gauche à droite sur le capharnaüm qui régnait dans la pièce. On aurait dit qu’une tornade était passée et avait emporté la maison… Il ne restait plus un seul mur entier, plus un seul meuble à la place qu’il occupait avant. Seuls les plus lourds avaient résisté à la tempête d’ailleurs…

Toujours enroulée dans son drap, la jeune femme se rua vers l’escalier à moitié démoli, le gravit rapidement pour aller ouvrir la porte de la maison. Celle-ci pendait lamentablement sur ses gonds et elle n’eut qu’à s’approcher pour voir le paysage cauchemardesque qui s’étendait dans les rues… Il ‘y avait pas âme qui vive, les quelques passants qui n’avaient pas eu le temps de s’abriter gisaient ça et là dans la rue, certains dans des mares de sang. En état de choc, elle se laissa tomber par terre et contempla le paysage, les yeux vides.


« Sie sind gestorben... Alle, wer gestorben ist... ( Ils sont morts... Tous morts...) »

Elle ne se souvint pas comment elle était redescendue dans le sous-sol, pour quelle raison elle s’était assise, elle ne savait même pas sur quoi exactement elle était assise. Reprenant son sang froid, elle faillit se remettre à crier après l’homme qui prenait soin d’elle, mais il était le seul survivant qu’elle connaissait pour le moment. Que faisait-elle avant que ce cataclysme se produise ? Elle commençait à se dire qu’elle était plus proche de lui qu’elle l’avait pensé au départ. Il était indéniable qu’une femme vivait dans cette maison, elle se souvenait avoir vu quelques affaires féminines dans le désordre de la maison… C’était peut-être elle cette femme ?

S’avisant qu’un détail lui avait échappé elle repartit vers le réduit où elle s’était réveillée. Il lui semblait avoir jeté un cahier au visage de l’homme qui s’approchait d’elle… Oui, elle l’avait trouvé ! Elle s’assit sur le lit et l’ouvrit. Au départ, elle ne comprit pas le sens qu’avaient les mots sur le papier, puis tout devint clair et elle s’immergea dans sa lecture. Dès les premières lignes elle apprit qui était cet homme. TK. Comment avait-elle pu l’oublier même quelques secondes ? Elle recommença à lire, se rappelant de détails divers et variés sur ce qu’elle vivait au quotidien.

Lorsqu’elle referma le carnet, elle en déduit qu’une perturbation magnétique avait dû endommager les nano-robots dans son corps et que ceux-ci avaient supporté la charge comme ils pouvaient… Au moins, ils ne l’avaient pas tuée, comme ce fut si souvent le cas pour d’autres chercheurs. Elle déduit de sa lecture (au bout de quelques pages) que TK devait être dans le même état qu’elle : rendu amnésique par les nano-robots qui circulaient dans son corps. Elle apprit aussi qu’il avait enregistré son histoire sur magnétophone, ne restait plus alors qu’à le retrouver.
Elle fouilla toute la maison, du moins ce qui en restait et comprit que son récit devait se trouver dans la seule pièce encore en état, celle qu’ils venaient de quitter. Elle retourna toute la « chambre » et trouva enfin ce qu’elle cherchait, sous le regard perplexe de son compagnon. Elle lui tendit le dispositif.


« Tiens, écoute. Tu as enregistré ça avant la tempête. Je suppose que ça raconte ton passé. Je suis à côté si tu as besoin… »

Elle sortit de la pièce pour rassembler tout ce qui était encore en état de servir. Il va de soi que quand l’homme eût terminé d’écouter ce qu’il avait lui-même enregistré, elle avait fait deux tas… Un énorme, et un autre bien plus petit. Devinez lequel était celui de ce qui pouvait resservir… Il s’était rhabillé, elle aussi. Elle le regarda un instant avant de prendre la parole, il avait l’air préoccupé…

« J’ai trié un peu… Enfin, beaucoup… Tu as une idée de ce qu’on va faire ? Sauf si tu ne veux pas qu’on reste ensemble, mais on a pas le choix pour le moment. Tout le monde est mort autour… »

Les semaines qui suivirent furent consacrées à chercher un moyen, en plus de se nourrir et d’échapper aux quelques gangs de survivants avides de sang qui s’étaient formés, de se sortir du pétrin dans lequel la nature avait fourrés les deux scientifiques. Avec l’aide de leur générateur d’électricité de secours (qui avait miraculeusement échappé à la catastrophe et ne fonctionnerait plus très longtemps), ils réussirent à fabriquer une espèce de « détecteur d’électricité ». Parce que, qui disait électricité, disait civilisation, non ?
Il y avait beaucoup d’interférences dans le sous-sol de la maison de T.K., c’était difficile de savoir exactement quel signal électrique était proche, lequel était plus lointain… Mais il était clair qu’il y avait un plus puissant champ magnétique quelque part au Nord-Ouest de leur position.

C’est en plein milieu d’une nuit sans lune que les deux collègues (pouvait-on réellement parler d’amis et à plus forte raison d’un couple ?) sortirent de la cave qui leur servait d’abris pour partir à l’aventure. La jeune femme pensait que rien ne pouvait être pire que cet endroit où il n’y avait plus aucun cobaye, plus d’électricité pour faire tourner ses petits bijoux mécaniques… Au moins, quelle que soit leur destination, elle se disait qu’elle pourrait peut-être se refaire un peu la main. Il y avait beaucoup de cadavres, mais les morts ne se vidaient pas de leur sang, ne criaient pas quand elle leur tranchait la chair, et pire que tout, ils n’avaient aucune utilité de ses inventions… Et ça, ça n’allait pas du tout.

La première étape de leur voyage fut terrestre, ils traversèrent des terres désolées, évitant villes et villages. On ne sait jamais… Il ne leur fallut pas longtemps pour se rendre compte que les cartes qu'ils avaient emmenées ne leur serviraient strictement à rien. Au cune ville ne se trouvai où elle aurait dû être... Ne parlons pas des fleuves qui avaient quitté leurs lits pour s'en aller couler plus loin... Ou encore des mers qui se trouvaient où elles n'auraient pas dû être... Comme celle qu'ils durent traverser pour rejoindre cette source d'électricité qui semblait si proche... Il fallait donc trouver un bateau. Et de quoi le faire voguer… Bien sûr, le peu de carburant que nos deux aventuriers purent rassembler ne convenait pas forcément à la consommation du bateau… Mais bon, un petit réglage ici, un autre là, et le moteur ne leur pèterait pas à la figure après quelques litres… Non, juste un peu plus… Ils savaient maintenant que leur but était relativement proche.

Comme prévu, le bateau tint jusqu’à la côte et les deux scientifiques continuèrent leur progression. Il s’était écoulé plusieurs semaines depuis leur départ quand ils virent enfin un peu de civilisation, pas seulement quelques bandes de maraudeurs et de vulgaires malfrats. Une nouvelle vie allait commencer…


Dernière édition par Gabria le Dim 21 Nov - 19:13 (2010); édité 2 fois
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 22:47 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Zerval
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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 16:41 (2010)    Sujet du message: Dreyer Gabria Répondre en citant

Bienvenue !!

Perso ça me va. Juste, garde a l'esprit que les alliages titane, c'est rare sur Neorbis.

Place a Nel :)


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Nëlenia O'Kenelly
Civil/Humain

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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 16:46 (2010)    Sujet du message: Dreyer Gabria Répondre en citant

Hey ! Bienvenue ;) encore ravie que tu sois des nôtres ça me fait franchement plaisir :)

Alors moi pour la fiche je n'ai pas non plus grand chose à dire, encore un personnage tarée quoi :p Donc pas d'incohérence à mon sens, j'aime bien ton personnage ^^ pas de fautes non plus ( si quelques oubli de lettre ça et là mais ce n'est pas la fin du monde ^^ xD )

Pour l'histoire, idem c'est pas mal du tout, même si j'ai l'impression que le passage de la météorite n'a pas trop été mentionné.... Disons qu'il ne faut pas oublier que tous les continents ont bougés ^^ si jamais tu en as parler excuse moi j'ai du mal lire ^^" Donc peut être mentionner si il y a eu oubli que vous avez rejoint le continent avant la chute de la météorite ( ou là c'était encore possible de se déplacer correctement ^^ )

Voilà ! Sinon c'est tout bon pour moi ^^


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Gabria
Scientiste/Expérience

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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 16:54 (2010)    Sujet du message: Dreyer Gabria Répondre en citant

Merci à tous les deux pour vontre accueil =)

Si je ne parle pas plus que ça de la météorite, c'est tout simplement que les nano-robots présents dans mon corps n'ont pas aimé, mais alors pas du tout le dérèglement magnétique :x Du coup j'ai été dans les vappes tout le temps... Et au réveil, on n'a pas dû bien se rendre compte que tout avait bougé... Je vais ajouter quelques lignes ^^
Pour ce qui est des déplacements, j'y conacre toute la fin de mon histoire, disons qu'on n'était quand même pas très loin de Neorbis et, comme précisé, on abidouillé un bateau pour pouvoir traverser le bras de mer qui nous séparait de la colonie. Je pense que c'est cohérent, mais n'hésite pas à me dire si ça ne convient vraiment pas ^^


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Nëlenia O'Kenelly
Civil/Humain

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Messages: 83
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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 17:08 (2010)    Sujet du message: Dreyer Gabria Répondre en citant

Non écoute là pour le coup effectivement ça l'est, surtout que suivant les mouvements des plaques mais c'est un peu du jolie hasard xD

Pour moi c'est donc tout bon, validée ! :p


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:40 (2018)    Sujet du message: Dreyer Gabria

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