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Un Cataclysme puissant qui ravage une société moderne, en pleine expansion. Les survivants s'entraident pour tenter de recréer un ordre viable... Mais nul ne sait ce qui les attend, surtout pas eux !
 
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:: Avant Néorbis, contrôle. ::

 
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Marycha
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MessagePosté le: Lun 11 Oct - 10:33 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

L’automne, ou du moins la saison que l’on appelait comme ça, débutait. Si il y avait eut des arbres, nul doute qu’il serait parés de couleurs chatoyantes, dorés et rouge. Les enfants seraient allés à l’école, les parents s’enfermer dans les grandes tours de verre étouffantes pour y travailler. Elle, elle aurait du aller au labo après avoir posé sa fille à l’institut où elle était scolarisée. Si, et si, et si…Heureusement, elle était imperméable à ce genre d’hypothèse, conduisant la voiture avec précaution, évitant les creux et les bosses de la caricature de route qui s’étendait jusqu’à ce que l’on disait, une espèce de refuge pour survivants. Peut être y aurait il deux trois trucs à réparer, des clopes et du café.
Cela faisait quoi, une semaine, une semaine et demie qu’elle conduisait. Elle avait perdu le compte, ou ne l’avait jamais fait. La carcasse dépassait avec difficulté les cinquante kilomètres de l’heure. Tout le temps d’admirer le paysage, tout en conduisant. Elle aurait aimé pouvoir aller plus vite, ne pas avoir sous les yeux ce rappel de la catastrophe. Non pas qu’elle soit sujette à la mélancolie ou à la nostalgie. Juste qu’elle voulait oublier, reconstruire quelque chose, aller de l’avant…

La route continuait, se faisant un peu moins chaotique…Une approche de la civilisation ? Bien qu’elle ne se l’admette pas, elle était soulagée. Tout le temps du voyage, elle avait eut peur d’une roue crevée, voir d’un manque d’essence. Savoir qu’elle approchait enfin, lui tira un soupir, et elle s’alluma une cigarette. Elle jeta un coup d’œil au siège situé à coté d’elle. Un sac de voyage y était posé, ainsi qu’une boite avec une poignée. Ses outils de travail, son bien le plus précieux. Ils avaient résistés, elle ne sait comment, à la secousse. Ils ne la quittaient plus. Elle pouvait, grâce à eux, survivre un peu. Si tant est qu’elle rencontre quelqu’un. Elle n’avait pas vu âme qui vive depuis son départ pour Neorbis, autant de temps à ne pas parler, à se laver ou elle pouvait. Ses cheveux étaient gras et elle dégageait une odeur à faire peur à quiconque s’approchait d’elle. Elle avait également le ventre vide. Ses provisions étaient épuisées depuis la veille. Il ne lui restait qu’une bouteille d’eau et des gélules de survie, lui apportant nutriments, glucides et protéines. La banquette arrière était recouverte d’une couverture, et d’un oreiller. Tout ce qu’elle désirait était simple : une douche, un steak, et un véritable lit.
Elle arriva en vu d’un champ de ruines.
*J’espère que c’est pas ça Neorbis ! Sinon, je suis mal barrée !* Songea t elle, jetant son mégot par la fenêtre sans vitre. La route continuait, des pierres détachées des bâtiments détruits s’amoncelaient par endroits, elle dut plusieurs fois sortir et dégager à main nu la voie. L’exercice la fit transpirer et son odeur devenait franchement insupportable. Même pour elle. Mais elle n’allait pas gâcher son dernier litre d’eau à se laver…Avec ce soleil, c’était le meilleur moyen de clamser.
Elle distinguait au loin, quelques habitations en meilleur état. Elle en prit la direction, essayant de pousser le moteur à une soixantaine de kilomètre heure. Le moteur lui fit part de son refus.
« Saleté de voiture… »Râla t elle, en revenant à sa vitesse de croisière. Il lui faudrait une heure encore avant d’atteindre la ville. Elle prit son mal en patience…

Une heure plus tard…Enfin, la civilisation…*Civilisation, ça, mouai…* Elle arrêta le moteur et descendit de la voiture. S’agissait maintenant de savoir quoi faire. Si il y avait des procédures, chose qu’elle exécrait, mais s’il fallait en passer par la…

Elle ne tarda pas à avoir sa réponse quand un mec en uniforme armé l’interpella :

« Et madame… » avec une expression de dégout quand elle s’approcha. Elle resta silencieuse…Elle n’y pouvait pas grand-chose si elle puait le bœuf. Elle n’allait certainement pas se justifier.

« Vous êtes qui ? Qu’est ce que vous venez faire ici ? »

*Du tricot* pensa t elle répondre. Mais jouer au plus malin avec ce genre de personne ne rapportait rien généralement…
« C’est ici Neorbis ?
-Oui.
- Alors je viens m’installer.
- Votre nom ?
-Marycha Williams. C’est bon, je peux passer ?... »


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MessagePosté le: Lun 11 Oct - 10:33 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Zerval
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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 15:17 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Bon, bon, bon… tout est rentré en ordre depuis que j’suis rentré à Neorbis. J’ai plus trop mal nulle part, j’ai retrouvé ma vraie peau et la synthétique et mes câbles risques pas de s’dessouder avant longtemps. C’est cool, ça m’évitera d’y retourner avant un moment. J’me suis posé sur mon hamac à bichonner mon bébé à six canons rotatifs en repensant à cette foutue journée d’merde passée avec Nel. Putain, saletés de hyènes ! J’en ai les muscles qui s’tendent à revoir son état à c’moment. La pauvre a bien dégusté… ça arrivera plus jamais ! Un bon coup de poing sur le tonneau à ma gauche et j’me lève vite pour sortir dehors, sans oublier une nouvelle chemise jaune, j’prendrais des lunettes de soleil sur un gosse de riche en passant. Chez eux, ça s’appel du vol, chez moi, ça s’appel faire les courses, chacun son truc. J’les comprends pas trop, en même temps ils ont les moyens d’s’en racheter alors pourquoi ils viennent faire chier hein ? Bon, moi aussi j’ai les moyens, mais justement je les garde pour autre chose ! Héhé, mais quel mauvais garçon, vraiment, tu mériterais des baffes Zerval. Tiens j’m’en met une, oh oui encore… hum c’est bon d’être un dieu ! Passage miroir fini, il est temps de sortir.

J’passe derrière ma planque vite fait pour prendre ma bécane. Ah, quel beau bijou. Un peu rouillée, mais alors elle ronronne comme un gros chaton bien méchant la vilaine ! J’démarre, un p’tit coup d’accèl’ et j’chevauche la bête. Il est temps de sortir faire une p’tite promenade pour casser du ferrailleur, ça fait longtemps que j’cherche à modifier mon minigun pour percer les blindages. Et c’est en bandant sur mon gros joujou que j’m’enquille la p’tite rue de merde qui m’sépare de la porte de sécu et d’son garde pourri. Non mais franchement, il comprendra quand que j’suis privilégié et que j’passerais de gré ou de force ? D’ailleurs j’arrive assez vite à son niveau. Là, ya une voiture toute déglinguée qui est au barrage… Mais qui c’est qui peut bien avoir un taco pareil ?! J’vais bientôt l’savoir. J’arrive à leur niveau en stoppi juste pour la frime et enfonce le toit d’la caisse avec mon poing droit dans un échos métallique trop faible pour qu‘un non connaisseur le sache.


Salut ma poule ! On a d’la visite aujourd’hui à c’que j’vois ?! Alors tu présente pas ta donzelle à ton pote ?!

Zerval putain ! Dégage de mon périmètre ! C’est pas tes oignons et en plus c’est PAS ma donzelle !

Allons bon, alors qui c’est hein ? Une arriviste ?

J’jette un coup d’œil à l’intérieur en m’penchant vite fait et…

Ah putain elle pue la mort en plus !! J’savais pas qu’tu faisais dans le nécro !

Mais merde, c’est PAS ma nana j’te dis ! J’dois faire quoi pour qu’tu comprenne ça ?! Te mettre une balle dans le crâne pour remplir ta tête ?

Là, j’ai un demi sourire mesquin, ça doit s’voir non ? Enfin tout ça pour dire qu’il m’provoque sans trop savoir à qui il a affaire le p’tit bonhomme. Il m’fait pitié, il est limite en train d’se chier dessus mais quelque part celui là servira de leçon pour les autres. J’descend de ma bécane lentement et j’m’avance vers lui d’un calme presque inquiétant.

T’as dis quoi, merdeux ?!

Euh… hum…

Alors, on fait moins l’malin là hein. Si tu valais l’coup j’te mettrais un coup d’tête, mais au lieu d’ça j’vais plutôt t’suspendre à ton antenne radio jusqu’à c’que les corbeaux viennent te bouffer en commençant par les yeux.


Aussitôt dit, aussitôt fait. Quelle jolie œuvre d’art made in moi il fait ! J’en profite pour faire un tour dans la cabine et j’trouve des lunettes de soleil style yeux d’mouche. C’est pas mon genre mais ça suffira pour le moment. J’retourne vers la voiture, si on peut encore appeler ça comme ça vu l’état dans l’quel elle est, j’prends une grande respiration pour être certain de pas être asphyxié et j’lui tape un brin de causette.

Alors poupée, ça fait quoi d’voir son mec suspendu par le calbar ? En tout cas, tu peux passer, il s’occupera des formalités plus tard, là il est absent momentanément si on peut dire. Profites en pour prendre ton bain annuel et faire un tour… poupée !


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Marycha
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MessagePosté le: Mar 2 Nov - 19:40 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Et voilà qu’un cinglé arrivait sur sa bécane dont il ne semblait pas peu fier, et enfonça son poing dans la maigre tôle sans difficultés apparente. Marycha n’était pas du genre à se laisser faire et elle commença à protester :

« Et vous ! Je vous... »

Mais elle se ravisa en voyant l’engueulade qui commençait avec le garde. Après tout un peu de tôle froissée n’était pas grand-chose si elle évitait les formalités. Elle se cala le plus confortablement qu’elle pouvait dans le siège et observa le petit manège entre les deux mâles…Il y avait de la testostérone dans l’air. Sur ses lèvres s’étiraient un sourire ironique, peu affecté par les remarques sur l’odeur de cadavre qui lui collait à la peau.
Elle devait faire peur à voir, ses cheveux trempés de sueurs collant à son crâne, essayant de masquer le fait qu’ils soient gras en les ayant attachés. Son débardeur noir était trempé de sueur et ses rangers commençaient à devenir des armes de destruction massive poussiéreuse. Son pantalon collait à ses cuisses, et luisait.

Une fois que le visiteur impromptu eut finit son petit jeu, il se tourna vers elle, se penchant par la fenêtre sans vitres. Elle le regarda, le visage maintenant dénué d’expression, et répondit :

« Pas grand-chose… »

*Et tant qu’à faire dans les conseils,…*

« Merci, et pendant que j’y suis, j’la trouve ou cette douche ?»

*Et les clopes ? Et la bouffe ? Et où pieuter ?*

Elle espérait que cela ne soit pas trop loin, car elle comptait bien abandonner cette saleté de poubelle sur roues pas loin d’ici, après avoir récupérer les pièces qui pourrait lui être utile. Au bruit qu’elle avait fait en s’arrêtant, elle doutait que la voiture reparte bien loin…

D’ailleurs, tant qu’elle y était, elle ouvrit la porte et s’extirpa de la carcasse de métal. Elle se dirigea vers le capot et le souleva. Une fine fumée blanche s’échappa du moteur. Elle se pencha dessus, ça devrait tenir quelques temps…


Dernière édition par Marycha le Mer 17 Nov - 08:49 (2010); édité 1 fois
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Zerval
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MessagePosté le: Sam 13 Nov - 14:10 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

J’mate la p’tite nouvelle de loin pour pas avoir à supporter l’odeur dégueulasse d’cadavre qu’elle dégage. Y serait vraiment temps qu’elle prenne une douche celle là, mais justement, j’réfléchis deux secondes à où elle pourrait la prendre… Pas chez moi ça c’est clair, elle empesterait ma planque en deux temps et on m’repèrerait trop facilement. C’est pas qu’les suspicions d’la part des gardes serait un peu forte niveau « Zerval a tué quelqu’un et fait dans la nécro », mais un peu. J’vois qu’un seul endroit: les douches communes de l’ancien gymnase en ruine. C’est un peu hors de question qu’elle prenne son bain dans la ville en fait, parce que bon, y en a que dans les endroits habités et j’doute qu’on laisse rentrer une nouvelle chez soi. Faut que j’lui indique, aller, c’est pas parce qu’elle pue qu’elle a pas l’droit à des tuyaux…

Bin, la douche en fait tu pourras la prendre que dans les ruines, pas loin d’ici dans un ancien gymnase. Parce que bon, là, personne te laissera entrer chez lui. T’es nouvelle, personne te connait, personne a confiance en toi pas vrai. Faudra t’faire une place comme nous tous. Après on avisera.

J’devrais p’t’être lui donner d’autres tuyaux tant qu’j’y suis, le seul truc c’est qu’si j’fais ça, faudra que j’prévienne les gens pour un peu d’surveillance. Après tout j’viens d’lui faire esquiver la paperasse, c’est pas comme si elle pouvait circuler librement en ville pour l’instant.

Ah et: n’y vas pas toute seule, c’est rempli de smokers et d’indépendants dans les ruines. Ya aussi de sales bestioles. C’est pas que j’tiens a ta vie, en fait j’m’en tape complètement..! Mais comme t’es une survivante, autant qu’tu survive encore un peu ! Qui sait, tu pourrais p’t’être m’être utile un jour, haha !

C’est vrai ça d’ailleurs, c’était quoi sa fonction avant l’cataclysme hein ? Bof, pour l’instant j’m’en tape, si j’la r’croise un jour - donc si elle survit assez longtemps ! - j’pourrais lui d’mander. Bon, il est temps pour moi d’retourner vers les ruines justement, j’ai un ou deux trucs a régler avec un ancien trou d’uc des Burning Brains pour Havoc. J’re-chevauche mon engin d’la mort toujours allumé, un p’tit coup d’accel’, un burn qui soulève autant d’poussière qu’un troupeau d’buffles enragés et j’ai disparu !

Un peu court désolé, c'est juste pour te permettre de continuer avec Sam. Tchou :)


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Samuel Wray
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MessagePosté le: Mer 17 Nov - 10:19 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Suite à ma petite séance privée avec le praticien hospitalier, j'avais hérité de quelques points de suture recouverts d'un beau pansement d'un blanc immaculé et aseptisé, le tout planqué sous un bout de cellophane, version "contemporaine" de l'isolant protecteur en polymère adhésif, ainsi que d'un nouveau T-shirt à la propreté acceptable quoique loin d'être optimale puisqu'il était censé être blanc mais apparaissait vaguement sable nuancé de poussière. *Il y a un côté positif*, me disais-je, *ça va faciliter le camouflage dans le désert*. Évidemment, c'était sarcastique.
Et je me retrouvais à me laisser porter par les rares flux de population. Suivant divers groupes de plus ou moins loin sans trop me faire remarquer, alternant au gré d'une impulsion ou d'un coin de rue, je visitais la ville avec autant d'empressement et de fascination qu'un supporter de football devant une émission de critique littéraire. Et aussi le même faciès. Dubitatif, hagard, balourd, un peu con. Très con. Mais je n'y connaissais rien à ce tas de gravats que les esprits les plus optimistes appelaient « ville », ce temps d'adaptation me semblait donc nécessaire. Un idiot qui erre sans but n'attire pas les regards, en tout cas pas très longtemps, par contre faire le cacou à peine débarqué, ça suscite l'intérêt, et généralement pas celui des bonnes personnes. Alors comme j'ai toujours apprécié qu'on me foute la paix, d'autant plus que le contraire a tendance à m'énerver rapidement, je faisais profil bas histoire de m'insérer tranquillement dans la masse.

Tout à mon observation sous cape et à mes ruminations sociologiques, voilà-t-il pas que je passe à proximité d'un duo qui taille une bavette sur le trottoir, ou les pavés qu'il en reste. Et là, j'entends le mot magique. Douche. Putain, une douche quoi, une douche ! Même froide, tant pis, ça va me ratatiner le chibre façon ver à pêche, mais je m'en cogne. Je m'arrête et tend l'oreille.
Le plus costaud des deux types remonte sur son chopper et faire ronfler les entrailles de la bête. Le bruit me dit quelque chose. Un coup d'oeil sur le côté, putain j'avais la même... il y a dix ans, quand j'étais encore un petit con prétentieux. De là à faire l'analogie avec le gaillard... bon, ce n'est probablement pas la sienne. Mais il a quand même l'air de prendre son pied avec.

Je me tourne vers celui qui reste et le détaille des pieds à la tête d'un coup d'oeil rapide. Un gringalet roux à l'air paumé et à l'odeur... éloquente, avec cependant une arme à la ceinture. Mais est-ce qu'il saura s'en servir en cas de besoin... Le baby-sitting est une option que j'ai toujours préféré éviter, mais les instructions du motard sont claires : ne pas y aller solo. C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

Je raffermis mon expression, il n'est plus temps de passer pour un guignol. J'avance vers le type et l'interpelle d'un air professionnel pour éviter tout quiproquo : pas de proposition perverse ou malhonnête là-dedans, je suis un type sérieux.


« Hé, l'ami. Moi aussi j'ai besoin d'une douche, alors puisqu'il faut éviter de la jouer solo, autant profiter de l'occasion et se serrer un peu les coudes. Je connais pas mieux la ville que toi, ça fera l'occasion de découvrir. Et deux-trois minables qui se prennent pour des gangsters ne m'ont jamais fait peur. Pas d'objection ? »

Droit, les épaules soutenues, le regard sûr, j'espère donner l'impression du type qui sait ce qu'il fait. En tout cas, je sais de quoi je suis capable.
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Marycha
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MessagePosté le: Ven 19 Nov - 14:34 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Monsieur Musclor lui indiqua ou prendre une douche en lui conseillant de ne pas y aller seul et enfourcha sa moto et démarra en faisant son Kéké. Il y avait une légère contradiction entre ses paroles et ses actes. * C’est malin tiens…* Un coup d’œil alentour. Qui pourrait-elle trouver dans ce champ de ruines ? Elle ignora d’office le garde, après ce que l’autre lui avait fait, nul doute que ce serait déclencher des problèmes. Et les problèmes, elle n’en voulait pas, pour le moment.
Un mec, au T-shirt à la couleur sable non uniforme s’approcha de la voiture, et se proposa. Il avait l’air plutôt digne de confiance. Même si elle savait que vu l’environnement, mieux ne valait pas se fier aux premières impressions. Mais tout comme elle, il avait l’air d’avoir besoin d’une bonne douche. Elle hocha la tête, envoya le sac du siège passager valser sur la banquette arrière.

"Aucune. Monte."

Elle attendit qu’il le fasse en tournant la clef. Après quelques crachotements, la voiture, enfin, le tas de ferraille consentit à démarrer. Ils se mirent en quête du gymnase. Ce ne devait pas être difficile à trouver.


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Samuel Wray
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MessagePosté le: Dim 28 Nov - 18:38 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Alors que j'attendais visiblement une réponse, et de préférence sans décalage horaire, le rouquin se contentait de me mater à travers ses carreaux fumés. L'espace d'un instant, je me suis demandé si je n'aurais pas dû être plus explicite au sujet de la motivation principale de ma demande, parce que j'avais la désagréable impression qu'il la considérait dans la mauvaise optique sans oser répondre. Ou alors, peut-être que cette fausse perspective lui plaisait et qu'il observait ce que valait la proposition, et là j'étais dans la merde... Au sens figuré, parce que j'allais bien sûr m'arranger pour que ça ne se termine pas au sens propre.
Au final, le gus claqua le capot de sa guimbarde et retourna s'asseoir au volant du véhicule préhistorique. Je l'observais faire sans broncher, ma curiosité piquée au vif par ce type qui observait le silence et sur le visage duquel on ne lisait pas grand-chose d'autre qu'une vague expression qui avait l'air de dire
« je vous emmerde tous autant que vous êtes ». Un joyeux drille, quoi. En soi, ça ne m'impressionnait guère, et je dirais même que ça me faisait plus chier qu'autre chose, mais le Cataclysme avait engendré un certain nombre de types dans ce genre et il allait bien falloir que je fasse avec. Les gars de mon unité me manquaient...

La réponse du rouquin sonne comme un coup de tonnerre par une nuit d'orage : on s'y attend, on le sent arriver, on en vient même à l'espérer pour le simple fait de briser la tension, mais ça surprend toujours un peu quand ça arrive.
« Monte », dit-il. Eh ben ça marche mon gaillard, si tu le prends sur ce ton... J'ouvre la portière, je m'incruste dans cet habitacle qui n'en a que le nom, et je ne bronche pas. Il va bien savoir passer la première tout seul, non ?
Et nous voilà partis. J'imagine qu'il sait comme moi ce à quoi peut ressembler un gymnase, même si la tronche de l'hôpital visité un peu plus tôt ne m'incite pas à penser que nous allons pouvoir reconnaître notre objectif au premier coup d'oeil. Mais bon, si le motard a raison, pour que les douches soient encore en fonction il faut que le bâtiment soit en bon état général. Avec un peu d'espoir... Et l'espoir fait rêver, non ?

Pour m'occuper les mains et me libérer l'esprit, je sors mon briquet de ma poche et, comme à mon habitude, je commence à jouer avec. Shling, clic, shlang, clac. Cela me permet de ne pas penser à autre chose et de me concentrer sur la recherche de l'objectif. Je jette quand même un coup d'oeil au conducteur de temps à autres...

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Marycha
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MessagePosté le: Mer 1 Déc - 15:36 (2010)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Une fois le bonhomme monté dans le véhicule, elle passa la première et se mit en route. Comme à son habitude, elle ne dit pas un mot. En même temps, après une semaine de solitude, trois personnes dans la même heure, cela faisait foule, et elle avait l’impression d’avoir usé beaucoup de salive. Tout en conduisant, elle regardait par les fenêtres dé-vitrées de la voiture, cherchant un bâtiment pouvant ressembler à un gymnase. Sur les trottoirs défoncés trainaient des bandes de jeunes et vieux qu’elle ignora superbement. Elle n’avait aucun envie de s’attirer les foudres de qui que ce soit. Sa tranquillité, elle l’aimait et aimerait bien la garder un peu.

En parlant de ça, il pourrait pas arrêter de faire le mariole avec son briquet, l’autre. La voiture empestait suffisamment l’essence pour qu’il n’en rajoute pas. D’ailleurs, il s’appelait comment ? Aucune idée, tant pis. Elle ne se présenterait certainement pas la première. Par contre, rien ne l’empêchait de râler, à part la baffe qu’il pourrait lui coller s’il n’appréciait pas le reproche.

T’as pas fini avec ce truc ? Demanda t elle en se tournant une dizaine de secondes vers lui. Une fois la phrase prononcée, elle se remit à scruter les environs, et crut apercevoir un truc ressemblant à un gymnase. Elle y conduisit le véhicule, et le stoppa. Le bruit que fit le moteur, une nouvelle fois l’inquièta. Pas qu’elle ait à tout prix besoin d’une voiture, mais ça pouvait se révéler pratique de temps en temps.

On est arrivé, je crois…

Et voilà qu’elle parlait pour ne rien dire…

Elle ouvrit la portière et s’extirpa de la voiture.


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Samuel Wray
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MessagePosté le: Mar 4 Jan - 16:34 (2011)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

Si j'avais fini avec ce truc ? FINI AVEC CE TRUC ? Mais connard des îles, c'est mon gri-gri, mon trophée, mon porte-bonheur !
Mon geste s'était arrêté en pleine course. Lentement, j'avais tourné la tête vers le gars, et si j'avais eu les mêmes verres fumés que lui, je l'aurais lorgné par-dessus la monture façon second couteau irrité du colon des vieux films de série B.
Un dernier tchac brusque et ostensible, ferme et sans appel, puis mon briquet était retourné à sa place au creux de ma poche. Ensuite, j'avais glissé la main jusqu'à me saisir de la crosse de mon Hornet afin de dégager l'arme d'un geste viril, à tel point que ça sentait presque plus la sueur que la bagnole du pouilleux. Une torsion du poignet plus tard, le barillet se désengageait pour dévoiler les huit rondelles à la douce couleur cuivrée indiquant que le revolver était chargé à bloc. Toujours vérifier ses munitions avant d'en avoir besoin, ça évite les mauvaises surprise.

Fini avec ce truc. Petit con. Gare donc ta caisse maintenant qu'on est devant le gymnase, pendant ce temps moi je t'en prépare une petite de derrière les fagots...
Observant toujours mon Hornet, je glisse un coup d'oeil en coin au pétard du rouquin, et je lâche quelques mots sur un ton désinvolte.


« J'espère que le flingue que tu trimballes est chargé et que tu sais t'en servir. Je suis pas là pour faire du baby-sitting. »

Le barillet retourne dans son logement entre le percuteur et le canon, puis je quitte l'habitacle à mon tour. Le regard circulaire que je promène alors sur les environs me permet d'apercevoir un petit groupe de désoeuvrés, probablement des smokers. Rien d'insurmontable, la plupart de ces abrutis ne savent même pas envoyer une droite correctement.
Mais autant être réaliste tout de suite. Je tourne la tête vers mon collègue d'infortune.


« Tu vois les types là-bas ? Y'a pas de bile à se faire, on va passer. S'ils veulent se battre, ça nous fera un échauffement : tu me couvrira, j'irais au contact. Mais te fais pas de faux espoir : à notre retour, ce qu'il reste de ta guimbarde sera depuis longtemps désossé, volé ou explosé. Prends tout ce que t'as à prendre et oublie le reste. »

Le dos droit, les épaules carrées, j'avance sans hâte et sans frayeur, en espérant que le rouquin va me suivre sans claquer des dents.
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Marycha
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MessagePosté le: Sam 8 Jan - 13:10 (2011)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle. Répondre en citant

J’espère que tu sais t’en servir…Elle eut une grimace. On ne pouvait pas dire ça comme ça. Elle savait faire croire qu’elle savait l’utiliser. Mais n’avait encore jamais eut l’occasion de vraiment se servir de l’arme. D’un côté, tant mieux. La bagarre, ce n’était pas vraiment son domaine. Et en la voyant, n’importe qui aurait pu s’en douter.
Le problème présent était plutôt simple. Soit avouer au mec qui l’avait accompagné son ignorance dans le domaine des armes à feu (à part lorsqu’il s’agissait d’en monter une sur un andro ) et craindre un coup dans le dos de ce dernier, ou alors ne rien lui dire et risquer de se faire massacrer maintenant.
Tant qu’à faire, autant retarder une telle échéance…Mais elle n’allait pas lui avouer de but en blanc, non plus.

Elle prit le temps de se retourner et de prendre sur la banquette arrière deux sacs. Un petit qui contenait deux ou trois vêtements. Le deuxième, bien plus volumineux, et bien plus lourd, qui contenait des outils, ainsi que son dernier projet. Pourquoi l’avait-elle gardé ? Elle ne savait pas vraiment. Le labo avait été complètement détruit. La seule raison pour laquelle ce prototype n’avait pas été détruit était que Marycha ramenait, trop souvent, du travail chez elle.

Elle fit du tri, tout en répondant.

Ça, ça sert juste à impressionner les idiots qui m’agressent. Je me démerde mieux à mains nues. Mais j’ai quelque chose qui pourrait être intéressant.

La phrase était longue, enfin du point de vue de la femme. Elle sortit deux trois outils et se mit à bricoler une petite sphère métallique qu’elle ouvrit…

Puis pour la voiture, elle est morte. Je vais juste récupérer un peu d’essence et deux trois pièces. Me ferait chier si je ne trouve rien à bricoler dans ce trou.

Elle trifouillait toujours parmi les rouages, elle était totalement concentrée sur sa tache. N’empêche que cette boule ressemblait vachement à un haut parleur…


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:58 (2018)    Sujet du message: Avant Néorbis, contrôle.

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