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Un Cataclysme puissant qui ravage une société moderne, en pleine expansion. Les survivants s'entraident pour tenter de recréer un ordre viable... Mais nul ne sait ce qui les attend, surtout pas eux !
 
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:: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] ::
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Nëlenia O'Kenelly
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MessagePosté le: Sam 24 Juil - 22:05 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant


Sans un bruit, de façon presque mécanique, je changeais les verres, les remplissaient, sans jamais regarder mes mains. Il faisait une chaleur pesante aujourd’hui, et chacun savait qu’en ce genre de canicule, les sangs s’échauffent, et les conflits explosent…Hors, c’était mon bar, et il semblait clair que je ne tolérerais pas un pareil outrage en ma demeure. Du moins, pas si je ne l’ai sciemment désiré. Je crois pouvoir dire que je suis passé maitresse en l’art de générer les conflits. Enfin, à me regarder on comprend mieux pourquoi. Dans un monde où les instincts bestiaux de l’homme on reprit le dessus, il suffit d’un décolleté et d’un déhanché pour créer un conflit. Et j’aimais particulièrement m’en servir.

A quelle fin ? Des informations, des contacts, bref tout ce qui pouvait me rendre utile. Je ne suis pas l’autorité officielle ici, mais je crois pouvoir dire être reconnue, en tant que barmaid mais aussi en tant qu’indic. Les gens parlent, l’alcool délie les langues, les plaisirs aussi. Et il se trouve que j’œuvre plutôt bien dans les trois. J’ai assisté à la création de la ville, à sa naissance et j’ai même largement contribué à son développement. Maintenant, c’est moi qui m’adapte à elle et vit en fonction. Et croyez-moi, les conflits et les intrigues sont loin de manqué dans notre charmante bourgade. Enfin là, je m’éloigne, ce n’est pas spécialement la naissance de Neorbis qui à son intérêt à l’instant T.

Non, ce qui m’intéresse c’est ce groupe de jeune gens aux allures friqués qui vient de faire irruption chez moi. Ils parlaient fort, semblaient très surs d’eux. Ce genre de détail ne passent pas inaperçu. Perdreaux qu’ils étaient avait probablement deux trois choses intéressantes à faire valoir. Ainsi donc, je les faisais patienter un peu, feintant quelques travaux à hauteur du bar. L’impatience et l’excitation feraient leurs jobs. Et à force, ils parleront…et je sais très bien comment faire. Alors que plusieurs minutes s’écoulaient sans que je ne leur porte attention, je m’approchais d’eux, dans ma tenue service ; soit jupe courte corset et talons hauts. Compensés bien sur, sinon bonjour l’état de mes pieds...Arborant un de mes plus beaux sourires, plateau coincé entre ma taille et mon bras gauche, je m’approchais d’eux vivement.

« - Veuillez excusez ce temps d’attente… Naturellement, je vous offre la première tournée, que puis-je pour vous ? »

Il ne me fallu pas longtemps pour décerner la tête pensante. Enfin pensante….C’était probablement un bien grand mot pour qui croisait l’adolescent boutonneux qui me faisait face. L’argent transpirait dans sa façon d’être et son regard hautain cherchait à me faire céder. Soutenant son regard d’un sourire enjôleur je pris la commande, avant d’aller la leur chercher. Pas vraiment compliqué, ni très original ; un gin tonic pour chacun. Mes mains trouvèrent à nouveau leurs chemins habituels entre les verres, les bouteilles et les couteaux. Je tranchais vivement des citrons, remplissait les verres et leurs apporta le tout non sans bredouiller quelques doucereuses paroles. Mais comment pouvait-on croire à une pareille ineptie, surtout dites sur un ton aussi mielleux… ? N’auraient-ils donc aucune jugeote ?

Je ne les avais encore jamais vu dans le coin, et à en juger par leurs vêtements, ils devaient former un groupe soudés. Probablement qu’ils avaient échappé ensemble à la tempête…Mais ils avaient du rapidement faire leur business. Peut être des commerçants itinérants…Je savais que plusieurs micro colonies avaient vu le genre hors des murailles de Neorbis. Enfin quoi qu’il en soit, j’apprendrais rapidement ce pourquoi ils étaient là. N’ayant rien d’autre à faire, je pris le partie de rire à leurs phrases trop bien enrobés pour qu’elles fussent sorti de leurs esprit, et de m’assoir à leur table. Nous bavassions de tout et de rien et rapidement, j’eu ce que je voulais savoir sur eux.

Ils avaient récupérés d’anciennes carcasses en ferrailles et s’était affairés à les revendre, et au vue de la rareté de ce genre de produits, leur commerce était rapidement devenu lucratif. Ils étaient ici pour s’installer, et aider la ville. Du moins, c’est ce qu’il disait. Mais rien qu’aux yeux vers perçant de notre charmant adolescent, je compris qu’il y avait autre chose derrière tout ça…Et sans vouloir me montrer trop curieuse, je pris congé doucement, déambulant dans toute la salle avant de retourner à mon comptoir. Un signe de mains de mes nouveaux compagnons me fit comprendre que je devais faire une nouvelle tournée. Tiens, ça allait devenir intéressant. Et alors que je retournais à la table, et qu’une main se glissa sournoisement sur ma taille, je me retournais, non sans ce fin sourire qui m’est si propre.

« - Chéri, je serais toi je ferais attention où je mets mes mains, d’accord ? Cela pourrait te coûter plus chers que tu ne le penses….
- J’ai les moyens de payer, crois moi.
- Faut-il encore que ça soit en argent… »

D’un claquement de langue je mis fin à la conversation, me retirant vivement de son emprise. Son regard pourtant, ne me quittait pas. Il suffit d’un peu de répartie et de résistance pour faire tomber n’importe quels hommes dans vos filets mesdames. Mais alors que je faisais pour la énième fois, le chemin jusqu’à mon bar, j’eu une drôle d’impression. Comme si l’on me fixait…Comme si…


Dernière édition par Nëlenia O'Kenelly le Mar 27 Juil - 00:18 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 24 Juil - 22:05 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Zerval
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MessagePosté le: Dim 25 Juil - 00:12 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Putain quelle plaie, encore une journée où j’suis en rade de munitions. Et comme par hasard, si ça suffisait pas, j’suis paumé dans un désert de ferraille pourrie tout juste bonne à servir de chiottes. Heureusement qu’j’ai ma bécane, m’enfin, si j’ai encore une bonne soupe de gasoil à foutre dedans. Alors, cherchons. Nan, c’est pas ça, ni ça… et merde ! J’espère au moins que c’tas de boulons va tenir jusqu’à la ville. Allez, j’monte, on verra bien…

Ah quel bonheur c’bruit d’ancien moteur, on aurait presque l’impression qu’elle carbure à mort. Ah mais j’suis con, c’est l’cas ! mou haha j’suis génial. Un peu d’vent, un bon vieux rock dans les oreilles et en route pour la ville. Du désert, du désert… Ah tiens ! Du désert, encore. Mais bon, des fois ya d’la broussaille, des bouts d’taules, des bagnoles en plus ou moins bon état, ça pimente un peu. J’repaire vite fait deux trois groupes de smokers que j’ai certainement lattés quand j’étais encore un pouilleux d’leur genre, mais c’est pas très important. Le plus important là c’est que j’vois la ville, pas plus avancée que d’hab’ niveau esthétique, mais on s’y fait. Et puis, c’est pas comme si on avait l’choix, c’est déjà bien d’avoir une ville. C’est même encore mieux d’avoir des gens dedans chez qui on peut s’approvisionner. Dope, essence, énergie. De contrebande ou pas, ça reste quand même bien utile et puis à vrai dire, on s’en fout complètement de la légalité des choses non ? Enfin moi perso j’m’en tape, après vous faites c’que vous voulez hein.

Bon bref, j’arrive aux portes, j’me présente pour la énième fois aux gardes en les incendiant pour qu’ils comprennent ENFIN qu’il faut se souvenir d’moi et d’ma bécane, comme ça plus besoin d’identification à la con et qui fait perdre du temps, ça serait pas le pied franchement ça ? Hein ? Réponds pas non si tu tiens a la vie…

Quand j’arrive à rentrer, au bout de quelques minutes il était temps, j’gare mon engin sur le pseudo parking du Phénomène, ce super bar où ma salope favorite m’attend bien sagement avec mon triple sec habituel. J’béquille, j’descend, regarde autour de moi au cas ou un crétin essaierait encore de m’avoir comme un lâche et j’vais ouvrir les portes de mon antre préférée. J’regarde un peu la salle, blindée comme d’hab’, et j’me pose sur un des battants de l’entrée. Elle est sur les genoux d’un p’tit jeune, j’savais pas que c’était son genre, mais bon, elle doit certainement leur soutirer des infos. C’est dingue ce qu’elle peut en savoir sur la ville celle là, j’l’envie un peu… en fait nan, puisque j’m’en tamponne des ragots et d’où viennent les gens, tout c’que j’vois là c’est un groupe de gamins bons à plumer.

C’est bon, elle repart au bar, j’avance vers elle discrétos et j’lui colle une main aux fesses histoire de dire bonjour correctement. J’m’approche de son oreille et là…


Salut beauté, comment ça va ?

Quel crooner je fais, non mais vraiment, ya pas mieux qu’moi. Les lunettes de soleil et tout, parfait quoi, bon timing. J’attends sa réponse et j’vais m’assoir à une table en mode tout seul pour éviter qu’on vienne m’emmerder, quoique si on voulait venir me faire chier j’suis preneur, ça pourrait être marrant. Et faut pas qu’j’oublie que j’suis a sec en balles, ça pourrait m’jouer des tours. Ah ! Voilà mon triple sec et la garce qui me l’amène, autant taper la discute tant que j’ai encore la patience.

Alors, tu t’amuses bien avec les p’tits rigolos là bas ?

J’suis pas jaloux, j’demande c’est tout, après tout elle m’appartient pas… encore ! mou haha j’suis excellent. Quoi ? T’en doutes ? Et bah vas t’faire foutre vieux con avec ton monocle à deux balles ! Passes ton chemin avant que j’t’en fasse un dans l’crâne, abruti ! - bon lui il entend pas s’que j’me dis, mais mon regard qui passe par-dessus mes lunettes de soleil est très clair j’pense.


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Nëlenia O'Kenelly
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MessagePosté le: Dim 25 Juil - 00:54 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Ce regard, je le sentais toujours dans mon dos, insistant et froid. Alors que je gardais la tête haute pour rejoindre vivement mon comptoir, le regard se fit plus présent, plus matérielle. D’abord ce fut une chaleur, puis un souffle sur mon cou pour finir une main au cul. D’un mouvement rageur je me retourna, envoyant valdinguer mon plateau plus loin, prête à attaquer sans demander son reste celui qui avait osé. Tandis que je levais mon poing en guise de réponse, je stoppa net mon mouvement en apercevant la large stature qui me saluait. Zerval. Secouant la tête, je lui administrais une droite dans l’épaule alors qu’il allait rejoindre son habituelle table.

« - Abruti fini va… »

Passant une main dans mes boucles rousses, je m’empressai d’aller ramasser mon plateau pour aller servir les diverses commandes que je devais. Personne n’avait levé le petit doigt en entendant le fracas du verre sur le sol, je n’allais pas m’en offusquer. Chacun savait ici, que le seul ordre qui pouvait régner ici c’était le mien…Et que si jamais quelques choses tournaient de traversl, je me donnerais à cœur joie de le résoudre. Mais là, il s’avérait que c’était un bon client. Voir un bon compagnon, mais je n’ai pas envie de m’étendre la dessus pour l’instant.

Arborant une de mes démarches les plus roulée, je lui fis glisser son verre sur la table, avec un sourire et un clin d’œil en prime, lui signifiant que je faisais la tournée et que je revenais à lui. Même si la salle était pleine à craqué, nous étions encore en milieu d’après midi et les clients étaient largement moins virulents. Tant mieux, ça me permettait de pouvoir discuter avec mon très cher Zerval. Même si quelque part ça allait jeter un sacré froid dans ma quête d’informations, je n’allais pas être en reste. Je déposais les boissons sur la table de notre groupe de jeunes, claquant la main d’un de ceux qui tenta de trop s’y aventurer, ayant probablement vu faire Zerval. D’un sourire carnacier je fis taire toutes formes de protestations et m’en retourna à la table du solitaire.

Je feintais une moue mécontente, attrapant une chaise au vol que je retournai pour m’assoir, la tête calé sur le dossier. Les bras croisés autour de ce dernier, je plongeais mes yeux rieurs et enflammés dans le regard fatigué mais néanmoins imposant de mon ami. Sans lui demander son reste, je bus une gorgée de son whisky et claqua ma main sur sa cuisse, me penchant sur lui.


« - Fais attention toi aussi, un jour je pourrais bien mettre mes mains à un endroit que tu apprécierais fort en temps normal…mais dont tu pourrais ne plus en avoir qu'un usage limité... ! Arrête après y a une bande de merdeux qui s’amuse à faire pareille….Comme si j’étais à vendre quoi ! »


Je fis une nouvelle moue tordue, avant d’éclater de rire. Okay je n’étais peut être pas à vendre, mais il y avait fort à parier que pas mal de gens savait ici que j’étais capable de beaucoup de chose pour obtenir ce que je voulais. Si ça impliquait passer dans le lit de plusieurs mecs, je n’allais pas m’en privé ! Après tout, si on nous a donné un corps c’est pour qu’on s’en serve…Et le mien avait sacrément été rentabilisé depuis ! Enfin, Zerval s’était autre chose, je le connaissais depuis un certains moment déjà, s’était devenu un client habituel et une personne de confiance. Enfin dans la mesure du possible où je place la limite de la confiance.

M’accoudant sur ma chaise, je ne cessais de le fixer, un sourire satisfait sur les lèvres. Ce solitaire qui revenait toujours au bercail, qu’est ce que je pouvais apprécier de revoir une tête agréable, bien élevé, ayant le sens des convenances…ouais je crois que aussi que je me fou de vous. Jetant un regard au groupe de jeunes qui n’avait apparemment, aucune envie de me lâcher des yeux, je me cambrai un peu plus, faisant en sorte de m’étirer. Récupérer des informations c’est aussi faire en sorte pour que personne d’autre n’ai les siennes. Je souris de nouveau à Zerval, attachant mes cheveux d’une main, comme je le pouvais.

« - Bha écoute chéri, quand t’es pas là faut bien que je trouve de quoi palier au manque et là j’avoue…que j’avais que ça à me mettre sous la dent. C’est glorieux hein ! »

Sans gêne. Je crois que c’était ça qui faisait la majeur partie de mon tempérament. J’étais sans gêne, je me servais de tout et tout le temps, et parfois sans faire plus d’effort que ça pour le dissimuler. Vraiment, par moment je m’exaspérais, mais bon dieu qu’est ce que c’était bon. Je passais ma langue sur mes lèvres pour goûter aux perles de whisky qui s’y attarderaient encore et soupira quelque peu, me penchant sur mon ami pour ne pas avoir à parler trop fort.

« - Ils ne sont pas du coin ceux là…du moins je ne les ai pas vu…Pour l’heure je sais d’où ils viennent, ils ont apparemment réussi à trouver un cimetière de ferrailles qu’ils revendent à la sauvette. Mais y a quelque chose qui cloche. Déjà ils sont largement trop propres sur eux, et ils parlent un peu trop fort… j’crois pas que ça soit les têtes pensantes du groupes. Bon si ça se trouve y a rien. Mais je préfère prévenir que guérir… »

Il était vrai que j’avais cette fâcheuse habitude à m’inquiéter de tout. Je pensais peut être à moi les trois quart du temps, mais j’avoue que la sécurité et le maintiens de cette ville m’était cher. C’est pour ça que je bossais pour les plus offrants….Ca permet un certain équilibre dans les conflits, et en cas ça permet toujours d’avoir de la ressource. Et du bon temps. Sans le lâcher des yeux, je continuais à lui sourire, passant une main sur ma nuque et ma gorge.

« - Et dit moi trésor, qu’est ce qui t’amène ici ? Je sais bien que tu peux difficilement te passer de moi...Mais on te voit rarement en ville ses derniers temps… »


Dernière édition par Nëlenia O'Kenelly le Mar 27 Juil - 00:28 (2010); édité 1 fois
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Zerval
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MessagePosté le: Dim 25 Juil - 15:01 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

J’souris vite fait à sa p’tite vanne avant d’aller m’poser à ma table. C’est marrant ça, elle agit comme un mec et pourtant elle a pas du tout l’physique pour me taper d’sus. Enfin, elle doit surement avec des moyens de persuasion bien plus efficaces, faudra que j’teste un jour, sait on jamais qu’elle sache y faire. Mais j’dois quand même admettre qu’elle a beau valoir toutes les salopes de la ville au niveau caractère, elle en reste pas moins super canon. Regardez moi ça: un p’tit cul bien rebondi, des roberts à croquer - au sens propre comme au figuré - et une bouille de p’tite peste assez plaisante. Autant dire que par derrière avec ses bouclettes dans les mains, elle doit envoyer du lourd. Mais bon, on y est pas encore j’vais donc m’assoir, comme si j’l’avais pas d’jà dis et j’attends qu’elle vienne bien sagement à moi, le pied droit posé sur la chaise d’à côté, affalé comme un gros beauf et mon bras mitrailleuse posé sur ma jambe.

Elle arrive, me sert mon remontant et repart servir les autres avec un p’tit sourire. Coquine vas, si j’étais un de ces pauvres connards qu’elle a pu voir dans sa vie, j’la baiserais bien devant tout l’monde. Mais bon, j’ai quand même du respect pour elle, elle tient l’bar que j’fréquente d’une main d’fer - et pas la mienne en plus ! -. Tiens, les gamins essayent de devenir grands. Seulement, Nël est un peux plus grande qu’eux et les rembarre de la plus simple des façons. Et ouais les gars, elle est p’t’être pas exclusive, mais elle aime les hommes, pas les lopettes. Mais j’ai à peine le temps de penser ça, jouant avec mon verre en le tournant entre mes doigts, qu’elle débarque à cheval sur une chaise en face de moi. La salope me pique mon verre ! Mais bon, j’sais bien qu’elle m’en offrira plus que c’que j’paierais dans la soirée alors j’ferme ma gueule. Et comme si ça suffisait pas elle m’fixe en m’tapant d’sus, non mais franchement, c’est bien parce que j’l’a connais et que j’l’aime bien. J’souris vite fait, amusé de s’qu’elle me dit. Alors comme ça elle préfère se taper des morveux plutôt que d’attendre ma personne. Putain j’vaux mieux qu’ça quand même, j’ai un putain de corps, une tronche plus potable que la moyenne des trous du cul qui viennent ici et elle est même pas capable de m’attendre. C’est du joli ça tiens.

Ah mais ! Ah okay en fait c’est des p’tits nouveaux en ville. Ça explique tout ça, j‘lève un sourcil pour faire mine d‘être intéressé. Mais si elle parle du tas de ferraille d’où je viens, leur commerce il est d’un pourrit innommable. J’me souviens encore de ces bouts de taule rongés par le temps et l’explosion, si y avait un truc a récupérer là dedans et bin ils avaient bien du courage - ou du temps a perdre - pour chercher un truc potable. Seulement j’vois ma p’tite chérie méfiante, elle veut les faire parler. En même temps, ça sera pas très difficile, ça a l’air de p’tits bourges que j’me mettrais bien à défoncer juste pour le fun. D’ailleurs ça peut être une bonne façon d’les faire sortir la langue comme des bons toutous et d’tout lui dire. Ouais j’sais j’aide pas trop les gens normalement, mais ça peut m’intéresser aussi leur commerce, comme ça j’pourrais aller récupérer d’nouveaux trucs pour bricoler mon gros bébé dans l’garage d’Havoc.

Après son explication sur les morveux, elle me pose une question à la con, comme d’hab’, mais j’pense que c’est juste pour engager la conversation. Enfin, si j’savais s’que j’foutais dans ce merdier moi-même, j’lui dirais. Mais là, autant m’contenter de lui dire c’que j’foutais dehors. En fait c’était assez simple: j’cherchais une pile à combustibles pour modifier mon minigun et faire en sorte qu’il soit alimenté par moi et plus par ces putain de balles de merde qui font que dalle aux drones et autres cyborgs de mes couilles. Seulement, pour trouver un truc aussi petit dans une ile aussi grande et autant en bordel, imaginez la galère.


Bin, j’viens boire un coup et dormir un peu avant de retourner dans c’putain de désert pour trouver mon bonheur. Ça fait des lustres que j’cherche à modifier mon jouet pour qu’il fasse encore plus mal. En fait s’qui me dérange c’est les robots encore en état qui deviennent complètement barges. Mais bon, j’finirais par trouver, ou on trouvera pour moi, on verra qui c’est l’plus rapide quoi. Mais en attendant j’reste en ville quelques jours, j’ai des choses a faire si tu vois s’que j’veux dire.

Ouais j’ai même plus de dope, ça craint, j’ai épuisé mon stock dans l’voyage. A cette pensée, j’m’envois le verre cul sec, sans avaler, ça décent tout seul ce genre de breuvage. Mais quand j’repose mon verre, j’vois un des jeunes qui f’sait chier ma catin qui s’approche. C’est qu’ils commencent à devenir insistants ceux là, ils auraient du moins boire, ça m’donne envie d’les frapper et j’vais certainement pas m’en priver.

« Hey poupée viens t’assoir avec nous qu’on s’amuse un peu ! »

J’fais quoi ? J’me lève ? Ouais j’me lève ! Et le bras armé pour une putain de droite dans sa gueule. On va voir si il encaisse un marron métallique en pleine face.


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Haveloc White


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MessagePosté le: Dim 25 Juil - 15:15 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Encore une journée de plus, une longue journée à écouter les jérémiades de scientifiques véreux, les sermons de religieux dégénérés et à signer des papiers, des autorisations, des déplacements et des ordres de construction toute la journée. Le maire de Neorbis n’avait pas, comme à son habitude, quitté son bureau depuis six heure du matin. En vérité, on attribue cet horaire arbitrairement, car on ne peut pas dire que quelqu’un l’ait véritablement vu entrer dans la salle du palais qui lui servait de repaire. Le lieu carré, à la décoration sobre mais efficace, correspondait parfaitement à l’idée qu’on pouvait se faire de l’homme : strict, mais inspiré. Aujourd’hui cependant, Haveloc White avait reçu la visite de plusieurs personnages assez… bizarres. D’abord, il y avait eu ce grand homme tatoué, aux vêtements déchirés et aux lunettes noires. Puis, cet étrange scientifique vêtu d’une blouse. Enfin, en dernier, venait une personnalité très connue de la secrétaire de Monsieur White, l’homme, ou la femme, dont on ne voyait jamais aucune partie du corps. C’est peu de temps après sa visite que celle-ci a vu le maire de Neorbis sortir de son bureau, et déclarer calmement…
« Je sors, Jen. N’attendez pas mon retour, je risque de rentrer tard. »

Il était temps de faire un peu la fête.

Quelle journée… Une de plus, et par cette chaleur écrasante, j’ai même retiré mon gilet. Une habitude qui ne me ressemble guère, mais je sais que le Phenomen est un endroit chaud, très chaud… Dans tous les sens du terme. Toute cette population humaine massée là n’est pas sans dégager une chaleur que certains jugent agréables, surtout par temps froid, mais qui pour moi est particulièrement désagréable. Heureusement que Nelenia me connait. Elle doit bien être la seule, d’ailleurs.
Avec un soupir, je fais signe à mes deux gardes du corps de ne pas prendra garde à la petite vieille, encore un de ces survivants les plus improbables qui soient, qui m’a « violemment » heurté l’épaule dans la rue. Ces deux smokers, recrutés récemment, ne sont certainement pas l’apanage de l’intelligence et de la ruse, et c’est justement pour cela qu’ils sont près de moi. Ils ne sont pas le genre d’hommes qui peuvent me cacher quelque chose, et leurs muscles et leur carrure ont une grande utilité. Et ils sont tellement heureux quand je leur offre quelques munitions pour leurs gros flingues ; à peine dissimulés sous leurs vestes qui pourraient avoir un semblant de distinction sur eux s’ils n’étaient pas aussi balourds ; que je doute qu’un jour ils essayent de s’en fournir ailleurs. Le meilleur marché noir, ça reste celui que je dirige, le côté légal de la ville… Je fais encore quelques pas, à un rythme posé, contemplant ces édifices, ces rues, ces lampadaires, pas encore allumés, conformément à mes ordres. Ces quelques passants fugitifs. Certains me reconnaissent, d’autre non. Mais c’est un peu comme ces trainées de pétroles que l’on retrouve dans le désert : quand une branche s’enflamme, c’est rapidement toute la flaque qui se retrouve carbonisé. La rumeur, ça se gère, et ça s’utilise. Ce que je compte bien faire. Si le maire de Neorbis va au Phenomen, ça attirera de la cliente à Nelenia. Et je suis certaine qu’elle en sera très reconnaissante…

Les portes du bar le plus huppé de la ville s’ouvre, laissant place à un bien étrange trio.

Le premier, celui qui passe devant, a tout d’un physique banal, discret. Pourtant, quand il est entré, toute la salle n’a pu s’empêcher de le regarder. Car ce style, ce mouvement, cette présence, est bien trop écrasante pour ne pas être soit enviée, soit crainte, soit encore agaçante. Vêtu d’un ample manteau noir, qui lui arrive jusqu’aux chevilles, ne permettant qu’à peine de révéler les belles chaussures qu’il porte, l’homme aux cheveux mi long noir porte des gants, fait étonnant par une telle chaleur. Il contraste violemment, de par son style et par sa distinction, des deux gros balèzes qui se cacheraient presque derrière lui, malgré leur carrure et leurs airs violents, voire carrément bourrin. Leurs vêtements ont beau être sobres, une veste, un pantalon rayé et une chemise qui légèrement froissée, ils font brutaux, simples voire un peu stupide. D’un pas rapide, le jeune homme s’avance vers le comptoir, droit et mesuré, se glissant avec une facilité étonnante entre les tables, les chaises et la foule.

Elle est vraiment mignonne, cette patronne de bar. Le fait de connaitre un peu de son passé, comme elle connait un peu du mien, n’enlève rien à son charme, bien au contraire. Deux serpents dressés face à face, différents, opposés, mais avec un but commun. L’ombre et la lumière, la discrétion et la provocation, deux antithèses vivantes, un clair obscur parfait, une danse subtile entre dominant, dominé, et quelque chose entre les deux.

Mais actuellement, la demoiselle est très occupée avec un étrange homme balafré. Un client habituel, vu la manière dont elle se tient avec lui. Il faut dire que d’habitude, je ne viens que rarement dans la salle principale. On a des lieux moins fréquentés, bien plus utile pour les conversations qu’on a habituellement. Mais là, c’est pas tant à la recherche d’informations, que je viens, quoi qu’en fait si, mais ce sont des info dont même elle n’est pas au courant. Des choses qui viennent juste d’arriver en ville. Et autant montrer tout de suite qu’ici, rien ne se passe sans mon contentement.

« Le maire de Neorbis est votre ami », clament les affiches. Votre ami, oui. Quand vous êtes avec moi. Ce qui n’est pas le cas des gars que je cherche. Le sans visage, car c’est comme ça que se nomme lui-même ce mercenaire à ma solde, ne m’a pas menti : ils sont bien là. Un groupe de jeunes riches qui magouillent dans MA citée. Et il est hors de question que je laisse passer ça. Bien heureusement, cette chère Miss O’Kenelly leur a déjà fait son numéro, et vu que son « copain » semble pas faire partie des plus tendres de cette ville, le grabuge commence déjà. Ah, la bonne odeur de Neorbis, cette odeur de sang mêlé au souffre et au métal… Et cette ambiance, plus qu’électrique… je l’avais déjà dit non ? Le Phenomen est un endroit chaud… très chaud.

Alors que la serveuse se retourne pour essayer d’arranger à la manière qui lui conviendrait le mieux la situation, je lui fais un petit signe discret de la main, avec un sourire tout innocent qui en dit bien plus long sur mon caractère qui est loin de l’être que n’importe laquelle de mes paroles. M’accoudant dignement, assis sur un des tabourets du comptoir fait d’inox, je contemple avec un plaisir non dissimulé ma catin favorite à l’œuvre…

Ah… Les femmes…



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Nëlenia O'Kenelly
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MessagePosté le: Dim 25 Juil - 16:05 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Je savais qu'en ses jours de canicules, j'allais avoir des soucis dans mon bar. Sauf que là quelques part, je l'avais un peu souhaité...Du moins je me doutais bien que ça n'allait pas finir dans les rires et chansons. Enfin. Je sentais la lourdeur de l'endroit compresser ma poitrine, la sueur qui perlait finement le long de ma nuque. Et le sang qui pulsait dans mes veines et mes artères si violemment. Zerval me souriait, je savais qu'il avait compris le fond de ma pensée sans que j'ai eu vraiment besoin de l'exploiter. C'est assez pratique au final quand on a pas envie d'être entendu. Je levais un sourcil, l'air à moitié exaspéré par ce groupe fort en gueule qui se tenait derrière moi...Dont les yeux ne semblait pas vouloir lâcher ma chute de rein. Enfoirés.

Je jouais négligemment de mes doigts sur la table, faisant claquer mes ongles sur le verre, les nerfs commençant à tirailler sur mon tempérament. J'écoutais d'une oreille attentive Zerval qui semblait avoir élu domicile dans les pleines arides non loin de la ville ses derniers temps. Quel revère de fortune ! Je savais que cet homme là, était une expérience. Enfin pas exactement, disons qu'il avait un bras largement mécanique et même si il ne s'en cachait pas, les personnes au courant étaient mine de rien, assez rare. Je n'ai rien contre les hommes-machines, surtout pas lui qui a sa pensé propre et un pareil vécu. Mais manque de bol pour lui, une machine ça s'entretient et on manque parfois d'outils et de matos... Autant vous dire que ça recherche devait être une putain de partie de plaisir.

Ainsi donc il resterait. Sympa, ça allait me faire de la compagnie, même si je savais très bien que je n'étais pas la raison pour la quelle il restait. Lui comme moi, on a nos p'tites manies...Et celui de s'éclater la tête à coup de diverses cam en faisait partie. Je crois même qu'on a notre dealeuse en commun, mais ça c'est pas le plus important. Avisant son verre vide, je pris le pas de me lever pour aller lui en remplir et un autre et je choppa au passage un sachet remplit de plusieurs cachets. Allez savoir, ça pourrait peut être le dépanner. Je lui posa à nouveau le verre sur la table accompagné du dit sachet et je n'eu pas le temps de m'assoir que je sentie une main sur moi. Tout mon corps trésaille avec une rare violence. Apparemment je ne l'avais pas vu se lever quand j'suis partie, grave erreur. Et avant même que je ne puisse me retourner, Zerval était déjà debout, tous ses muscles bandés et crispés.

Et ça...je savais comment ça allait finir. Prenant sur moi quelques minutes, je posa ma main sur le large bras de mon ami, lui plantant un regard froid, presque cruel dans les yeux. Sauf qu'il se doutait bien que ça n'était pas à son encontre. Un fin sourire se dessina alors sur mes lèvres et je pivotais sur moi même pour faire face à notre chère tête....pensante. Si j'suis dire. La lubricité était telle sur lui, qu'il en aurait presque transpiré. Pauvre gamin. Et tandis que je m'approchais souplement de sa personne, je vis sur le côté entré une personnalité que je connaissais fort bien. Le maire. Haveloc pour les intimes dont je faisais parti. J'inclinais la tête en réponse à son signe, avant de retourner à ce pourquoi je n'avais pu me rassoir. Il est évident que ma réputation est surement plus longues que n'importe quelles verges masculine ici présente. Mais je tiens un minimum à mon intégrité et n'importe qui ne peut prétendre m'avoir.

Arrivé à sa hauteur, je me pâmais sous es yeux, laissant glisser une main sur son torse, jouant de mes doigts dans le tissu de sa chemise. Et je voyais, au fur et à mesure que ma main descendait jusqu'à son ventre, son regard se faire de plus en plus intense, sa respiration haletante. Je souris. Arrivé à son entre jambe, je le caressais doucement...avant de serrer vivement ce que j'avais entre les mains. La réaction ne se fit pas attendre ; de surprise et de douleur il se plia en deux et j'accompagnais sa lente chute au sol sans jamais desserrer la poigne que j'avais sur lui. Une fois prostré au sol, je m'accroupis à sa hauteur, mes lèvres prêt de son oreille.


«  - J'vais te dire trésor, t'es un peu trop nouveau pour savoir qui j'suis. Et crois moi, on ne me demande jamais, c'est toujours moi qui choisi...Et au vue de ce je tiens toujours dans ma main, t'aurais pas fait l'affaire. Est ce que c'est clair, mon chou ? »

Je me redressai vivement, le faisant s'écrouler au sol définitivement. Je continuai de sourire, passant une main dans mes cheveux pour me recoiffer, visiblement satisfaite. Je jetais un regard de biais à Zerval, avant d'enjamber la loque humaine. Je m'arrêtais quelques instants au dessus de lui, le regardant comme une bête curieuse.

« - Profite, c'est la seule fois où tu verras ce que je portes sous mes fringues. »

Et d'un pas vif, je me rendis auprès du trio de choc qui venait d'arriver. A en juger par le léger sourire qui planait sur ce visage si inexpressif en temps normal du maire, il semblait content d'être arrivé à ce moment là. Les saluant chaleureusement, je ne pu m'empêcher de prendre mon rôle très au sérieux.

«  - Qu'est ce que je peux vous servir à tous les trois ? Veuillez m'excusez de cette apparition qui n'est probablement pas digne de moi, mais j'ai eu quelques contre temps. »

Je souriais alors au maire, puisque ses deux acolytes n'avaient pas vraiment l'air d'être très intéresser par autre chose, que la violence de la scène. Mais ce fut étrangement leurs regards que je suivis avant de comprendre que quelque chose n'allait toujours pas. Me retournant, je pu apercevoir que le restant du groupe avait rapidement parcouru la distance entre eux et moi, apparemment décider à m'en faire baver. Je dis une moue un tantinet énervé, posant mes mains sur mes hanches, lançant un regard de lassitude au maire et à Zerval.

« - Mais putain ça vous a pas suffit , vous avez vraiment décidé de monter un groupe de castra à vous tous ? »

Je ne pouvais m'empêcher d'être blasée. Ils étaient peut être nombreux, mais ils n'avaient probablement pas ma force physique ou mon endurance....Et de toute évidence, c'était le vide intersidérale qui régnait entre leurs deux oreilles, car Zerval était quand même prêt à foncer dans le tas sans trop poser de question...Sans compter que deux armoires à glace se tenaient prêt d'une personne que je semblais connaître. Non mais vraiment, aucun sens de l'observation ses jeunes. Je lançais un dernier regard au maire, secouant la tête. Il venait rarement dans mon bar, du moins dans cette partie, ce qui signifiait que quelques chose clochait...Et comme je l'avais rapidement pressentit, ce groupe minable devait être la cause d'un pareil rassemblement.

Le premier fut rapidement à ma hauteur, et je me contenta de le toiser, sous le regard médusé de l'assemblé. Je n'avais pas remarqué, mais plus un bruit, plus une parole ne subsidiait dans la salle. Chacun attendait que le verdict tombe, sans oser bouger, sans oser avoir une quelconque autorité dans mon enceinte. C'était tant mieux ainsi, ça en ferait plus pour ce cher Zerval.


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Haveloc White


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MessagePosté le: Dim 25 Juil - 16:50 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

*Cette chère Nelenia… Je me demande bien ce que serait ma chère citée sans elle…*
Je contemplais, un léger sourire en coin, la scène de bagarre qui s’était achevée aussi vite qu’elle avait commencée. La jeune serveuse avait tout pour plaire à ces messieurs, au niveau des attributs physiques, mais c’était avant tout son caractère, sa force et ses attitudes qui faisaient d’elle une véritable idole. Un fantasme vivant, diraient certains, une vraie emmerdeuse, diraient d’autres. Des troisièmes ne la verraient que comme une prostituée. Et il n’y a que ces derniers qui avaient tort. Comparer la propriétaire du bar le plus connu de tout Neorbis avec une de ces filles de joie serait une erreur plus que monumentale. Car elle vous soutirait bien plus qu’un peu de sperme et un peu d’argent… Elle vous soutirait quelque chose d’une bien plus grande valeur qu’il n’y paraissait… S’approchant, de sa démarche chaloupée, j’aurais bien volontiers fait une plaisanterie polie, mais je n’en eu pas vraiment le temps. Désignant de la tête la même chose que mes deux compagnons de route, je déclarais simplement.


« Il semblerait qu’il y ait des clients plus pressés que nous… »

Le maire de Neorbis avait gardé, face à ces nouveaux venus, sa mine renfermée de circonstance. Cependant, tandis que Nelenia commençait à ouvrir la véritable mitrailleuse à répliques qu’était sa bouche, il se leva tranquillement, et toussotant doucement, d’une manière presque doucereuse et de par bien des manières très agaçantes, il capta un instant l’attention des jeunes garçons. Certes, ils auraient pu se retourner, regarder l’affiche placardée au fond de la salle durant les campagnes de popularisation, voir que le visage et les vêtements étaient les même, mais il était évident que le sens de l’observation n’était pas le point fort de ces messieurs. Toujours aussi poli et mesuré, il leur déclara simplement.
« Je ne pense pas que c’est pour attirer l’attention qu’on vous paye, messieurs. »
Fait intéressant, ces paroles, quelque peu sibyllines, eurent le mérite de les perturber légèrement. Mais leur esprit n’était hélas pas en mesure de comprendre dans leur pleine mesure les allusions d’Haveloc White. Ne restait donc que la force physique. Et bien heureusement, il y avait de quoi faire dans la salle. S’approchant lentement de la jeune serveuse, qu’on aurait aisément pu qualifier de soubrette si son comportement précédent n’avait pas été aussi… particulier, et semblant vide de toute autre pensée que le sexe, il sorti une épaisse liasse de billets, et la glissa lentement, aux yeux de tous, dans le magnifique décolleté de la demoiselle de compagnie. Les deux gorilles, de leur pas lourd, et écartant quelques tables au passage, se placèrent la mine patibulaire entre leur révéré maitre et les fauteurs de trouble.


« Diamond’s are the girl’s best friends, disait la chanson » déclara l’homme toujours aussi distingué.

Je jetais un regard complice à Nelenia tout en passant mes mains le long de son cou. Un instant, mes doigts furent violemment attirés par sa nuque, qui restait encore cachée sous ses longs cheveux, mais je retirais ma main rapidement. Elle connaissait trop bien mes faiblesses, et savait qu’il serait dangereux, pour nous deux, de les exploiter. Ou tout du moins, que cela nous couterait très cher, à tout les deux. Aussi, je me contentais de la tirer de ce mauvais pas, mais elle savait que ce n’était pas gratuit, et que ce n’était pas du sexe que je désirais. Elle savait très bien que ce n’était pas mon genre d’être amical et désintéressé. Et à la façon dont elle me regardait, je sentais qu’elle avait sa petite idée sur ma présence ici. Me retirant derrière la muraille humaine que formaient mes deux gardes du corps, j’attirais la jeune demoiselle derrière son comptoir, et m’assis calmement en face d’elle pendant que le reste du bar vaquait à ses activités.


« Désolée Miss O’Kennelly, mais cette fois ci, vous ne pourrez pas participer à la bagarre », déclarais je pendant que les coups de poings commençaient à s’échanger dans mon dos, et que j’entendais le hurlement de rage, ainsi que une sorte de choc métallique qui ne présageait rien de bon.

La jeune femme ayant été attirée à l’écart de la bagarre, les deux sbires pouvaient faire leur travail. Faisant craquer leurs jointures, et avec un plaisir non dissimulé, ils commencèrent les hostilités. Malheureusement pour eux, ils n’avaient pas encore remarqué leur semblable, un Smoker dans un coin de la salle. Tandis que de leur énorme carrure ils écrasaient du poing l’un de leurs adversaires, qui celui-ci répliqua par un direct dans l’estomac du colosse, le maire de Neorbis et la jeune serveuse semblaient converser à voix basse. Le patron avait dit que personne ne devait s’approcher d’eux, tout à l’heure, avant d’entrer, alors les gorilles s’exécutaient. Et gare à quiconque tenterait de tendre l’oreille vers la conversation. Bien heureusement, les râles et les chaises cassées faisaient un boucan suffisant pour masquer n’importe quelles paroles…

Tandis que la serveuse tendait un verre d’un liquide très clair au gentleman, celui-ci sembla lui déclarer quelque chose à voix basse.

Je prenais la main de Nelenia tandis qu’elle m’offrait mon verre « d’eau de vie ». Cet alcool très particulier avait la particularité de ne contenir aucune trace d’éthanol. En effet, c’était juste un verre d’eau, provenant de la bouteille qui m’était toujours destinée dans ce bar. L’alcool n’était jamais le bienvenu dans mon organisme, je n’aimais pas son effet, bien que j’appréciais son gout. Mais actuellement, ce n’était vraiment pas le moment…

« Ma chère Nelenia, les drôles de personnages qui sont en train de se battre derrière nous sont au service d’un gros, gros poisson. Je pense qu’il s’agit d’une affaire de contrebande, mais mes renseignements sont très flous vis-à-vis de ça. C’est pour ça que je suis venu les récupérer avant qu’ils ne se fassent trop amocher. Apparemment, je suis arrivé un peu tard. Mais je suis certain que tu as bien plus à me dire là-dessus, n’est ce pas ? »
Ce n’était pas que la contrebande nous gênait, ni elle ni moi. C’était plutôt la contrebande qu’on ne contrôlait pas, soit l’un soit l’autre, qui nous gênait… Autant dire que nos petits commerces tourneraient vraiment moins bien si un concurrent venait à se présenter…
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MessagePosté le: Lun 26 Juil - 18:14 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Avec mon verre vide, j’irais pas bien loin dans la soirée, ma p’tite salope prend l’pas sur ma pensée et va m’faire un autre verre. Elle le pose, mais… ooooh quelle jolie attention ça. J’prends le sachet discrétos et m’en prend deux avec une rasade. Ça c’est trop bon, encore un peu et j’suis refais. Mais apparemment va y avoir un problème. Ah putain ! Mais quel emmerdeur ce petit ! Heureusement pour lui, j’ai pas l’temps d’lui écraser la tête que Nel, dans son grand élan de bonté, me bloque. J’la regarde, elle me regarde. Elle a un air vicieux et mauvais, d’un coup j’ai un air sadique et rieur. Putain mes amis ça va être bon ça ! J’la regarde jouer avec ce petit être tout mignon, tout fragile et tout con, avant qu’elle lui broie les couilles de la plus simple des manière. Ça c’est d’la femme, ça fait plaisir à voir ! La domination écrasante qu’elle lui fait subir, c’est juste purement jouissif. J’reste normal, la tronche indifférente comme d‘hab’, mais intérieurement je jubile carrément d’sa souffrance. Après ça, j’entends pas très bien c’qu’elle lui dit, mais ça doit être une de ses phrases aussi percutantes que mes poings. Elle m’regarde encore, la p’tite cochonne, c’est qu’elle m’rendrait presque amoureux d’sa p’tite frimousse. Presque j’ai dis. Et en plus de ça elle le nargue, j’reconnais bien là c’te catin.

J’ai rangé mon bras, le p’tit mec a bien eu son compte j’pense, pas b’soin d’en rajouter. Par contre j’surveille toujours au cas ou un d’ses copains aurait pas retenu la leçon. J’la suis du regard. Ah ! Tiens qu’est-ce qui fait là lui, j’le croyais collé à sa chaise de bureau bien confortable. Gros con vas, si tu crois qu’cette ville entière est sous ton contrôle, attends un peu d’goutter à mon direct. J’capte trop bien ton jeu pour qu’tu puisse me niquer et manque de pot pour toi, j’suis pas aussi débile que ces crétins qui t’accompagnent. Des smokers en plus ! Ceux là doivent plus être attirés par l’argent que par la fierté d’être c’qu’ils sont. Bande de traitres, attendez d’être séparés d’lui, si j’apparais, vous êtes morts.

Mais là, y a un autre problème qui s’pose. Le p’tit groupe de merdeux se chauffe pour aller lui rentrer dedans. Il est temps pour moi d’mettre fin à leur saute d’humeur façon poussée d’hormones à ces gamins. Nel m’regarde l’air de rien, elle pourra pas s’occuper de tout ça toute seule. Après, reste à savoir si les deux gorilles que j’veux m’faire aussi vont se mêler à la baston. Pour le coup, j’aurais un peu moins envie d’leur foutre sur la gueule. La p’tite se la joue provoc’ en en démolissant un, l’premier d’une petite série d’six têtes de bites. Sauf que j’avais pas prévu la réaction d’ce trou du cul d’maire. Mais c’est qu’il la rendrait presque riche à lui tout seul celui là. Pour des infos sans doute, on s’demandera pas où ça va finir c’t’histoire hin, j’préfère même pas penser qu’un mec pareil lui passe dessus, c’est juste écœurant. Ses larbins m’cachent la vue sur elle en plus, ils ont tout pour faire chier ceux là ! Bon aller, j’vais mettre sa race à un d’ces morveux.

J’avance tranquille, terminant mon triple sec d’une traite et puis là, BANG !… à votre avis, ça fait quoi de s’faire enquiller un verre à sky par le fond, de force, dans la bouche ? Et bah ça fait bobo tiens ! Il avait même pas eu l’temps de s’retourner pour m’en mettre une que j’lui avais d’jà pété l’bras et fais sauter toutes ses dents. Quelle bande de branleurs. Si y sont tous comme ça j’vais m’faire pas mal chier tiens. Ah, tiens, ils deviennent intelligents ! Y s’y mettent à deux sur moi, il en restera deux pour les macaques de l’autre connard. Y a pas à dire, ils savent pas taper les p’tits gars, où alors c’est des vrai tantouzes parce que bon, même sur les parties d’moi qui sont encore organiques, j’sens pas grand-chose. Fatalement, j’en bousille un d’une seule baffe dans un écho métallique, qui tombe direct en étant un peu sonné. Mon bras droit, quel amour de p’tit chéri. T’inquiète pas mon bichon, j’te lustrerais les canons après. J’vais même te faire un p’tit bisou tiens, avant de renvoyer un coup d’tête dans la tronche de l’autre en lui ayant maitrisé l’bras, pas assez rapide pour moi. Un deuxième coup d’plafond et là j’l’envois sur l’comptoir d’une golden bien placée.


Tiens Nel, amuse toi !

En attendant j’vais aider les deux autres losers qui s’occupent du reste des gamins. En perdant quelques crochets et uppercuts dans leur face juste pour le fun, en f’sant mine d’avoir loupé mon coup. Le dernier gamin en piste profite de ça pour me péter mes lunettes. Mes LUNETTES !!! P’tit enculé, tu vas morfler toi ! J’envois valser les deux laquais de l’autre type dont le nom m’fait gerber et j’démoli le p’tit mec jusqu’à ce qu’il reste plus qu’un bol de soupe au crâne creusé dans sa tête par mes frappes. Celui là, il s’en sortira pas ! Pendant c’temps là, Nel avait tout l’temps de soutirer des infos à celui que j’lui avais envoyé. C’est y pas gentil comme attention ? Bon moi, faut que j’retrouve des lunettes. J’retourne vite fait à ma table pour prendre les cachets et les mettre dans ma poche, faisant un clin d’œil à ma p’tite garce, pour me rassoir après, cherchant des yeux une paire de lunettes potables en remplacement. Sur les gens du bar bien sur, ça serait pas marrant autrement !


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Nëlenia O'Kenelly
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MessagePosté le: Lun 26 Juil - 19:12 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Je levais un sourcil, à la fois mécontente et frustré de me retrouvé ainsi mise à l’écart. Peut être s’agissait t-il du maire, mais il était ici en mon bar et il savait pertinemment que seule mon autorité faisait foi en ses lieux. Mais soit, ce n’était pas vraiment le moment de faire étalage de pareille pensée. Alors qu’il me trainait jusqu’à derrière mon bar, je plongeais dans ses yeux le plus glaciale de mes regards, histoire de lui faire comprendre qu’il ne faudrait pas vraiment trop recommencer. Croisant mes bras sous ma poitrine, je pris appuie sur mon comptoir, ayant retrouvé mon attitude habituel, curieuse et sobre.

Pourtant je n’étais pas sans intérêt au conflit qui éclatait non loin de nous. J’entendais le bruit écrasant d’une masse contre une autre, le craquement sourd et presque insoutenable d’une articulation qu’on tord ou que l’on brise. Les râles, les cris, le fracas de mon matériel. Ils ne peuvent pas faire ça proprement merde ? Enfin, c’est pas grave, avec ce que le maire vient de glisser si sournoisement entre mes seins, j’aurais de quoi refaire mon salon. Délicate attention. Mais je n’étais pas sans savoir que cette soudaine protection était intéressée. Soit, ça ne me dérange pas. Disons qu’entre lui et moi, on maintient nos autorités respectives et il est vital pour l’un et l’autre que nous restions à nos places. De toute façon, j’aime trop mon bar.

Je l’écoutais parler, comprenant bien que ce groupe de jeunes étaient vraiment l’illustration d’un conflit sous jacent. Putain, y avait donc un mec en ville assez barré pour pouvoir s’opposer au maire et moi ? Mais quelle malade…Chacun savait qu’en ce qui concerne les deals, les contrebandes, il fallait passer soit par Haveloc, soit par moi, sous peine de sévères répréhensions. Je secouai la tête, ce gars là ne devait vraiment pas être du coin pour ignorer ça…Et sa deuxième erreur fut d’embaucher des jeunes arrogants plein aux as pour faire le sale boulot. Comme quoi, l’amateurisme subsiste encore dans notre si charmante ville.

Je ne pu m’empêcher de jeter un regard à Zerval qui s’était jeté dans le combat. Je souriais, ce gars là était l’apothéose de la violence dans le genre brute et violent. Pas de demi mesure, juste du sanglant, de la puissance et sans remords. J’adorais le voir dans cet état. J’suis pas spécialement le genre de femme qu’on a besoin de protéger, mais j’avoue que l’avoir dans mes connaissances me plaisait et me rassurait. Enfin, comme si j’avais à craindre quelques choses quoi…Bon il est évident qu’à moi toute seule je n’aurais pas pu m’en sortir sans égratignure, mais c’est pas dit qu’ils s’en soient tous tirer non plus. Mais bon, on m’épargnait les bleus et les contusions, c’était tout benef’ pour moi en fin de compte.

Je m’apprêtais à répondre au maire sur les potentielles informations que je pouvais avoir, et sur ce que je pourrais avoir en échange. On a rien sans rien dans cette ville, cela semblait évident. Mais au moment où j’ouvrais la bouche, un bruit plus sourd et plus imposant que les autres me fit me retourner violement. Je tirai le maire en arrière par reflexe, en voyant l’énorme masse s’écraser sur mon comptoir. Bruits d’os cassé, de verre brisé. Je ne pu m’empêcher de sourire à Zerval, toujours une pensée pour moi, que c’était sympa. Je lui décocha un clin d’œil avant d’aller m’occuper de ce qui restait du jeunot. Je grimpais souplement sur le comptoir, et posa un pied sur la gorge du type, appuyant de mon talon sur sa pomme d’Adam. Mon autre jambe trouvant refuge entre ses deux jambes, comme un garant de ma sécurité. Un coup violent et il se calmerai, trop facile.

D’une main dans mes cheveux je balançais ma crinière feu en arrière, lançant un regard charmeur au maire. Même dans ses moments là, je ne pouvais m’empêcher de me donner en spectacle…Je fermai les yeux et me surpris à rire, puis je retrouva mon visage sarcastique et ce sourire carnacier.


« - Bon je crois pour les informations, que je vais pouvoir tirer ce que je veux de lui, sans trop de problème. Par contre il semble évident que je n’y trouve pas mon compte… Je lui fais cracher le morceau, si tu m’accordes l’accès aux archives pour aller faire de la récup’ dans le matériel électronique… »

Ce n’était pas vraiment une requête, ce n’était pas non plus un ordre. C’était juste admis entre lui et moi. On se connaissait trop bien lui et moi pour qu’on puisse se refuser quoi que se soit. Or Zerval est en cherche de matos en ce moment, au vu du sacré coup de main qu’il m’a refilé, je crois que je lui dois bien ça. Sinon, je suis sur qu’il trouvera bien un moyen de me rendre la pareille. Doucement, je me penchai jusqu’à me retrouver à califourchon sur l’assommé, tenant entre mes doigts sa carotide. Mes yeux pourtant, étaient toujours posés sur le maire.


« - On est d’accord ? Non pas que l’argent ne me suffise pas, mais aux vu des dégâts encourus… Disons qu’il s’agit d’un deal honnête… Et crois moi cet accès pourra m’être d’une certaine utilité…Et autant dire que ce qui m’est utile, te le seras par la suite. »


Dernier sourire. Je me penchais sur le jeune homme qui avait retrouvé ses esprits, qui essayaient de se défaire de ma prise. J’avais toujours un genou pressé contre son appareil génétique, et mon sourire en indiquait probablement plus long, que n’aurais pu le faire quelques phrases bien tourné. Il se savait menacer. Je le savais soumis, et j’adorais en jouer. Penché sur lui, je lui murmurais à l’oreille doucereusement, un certains nombres de choses qui semblait, le faire frémir.

« - Alors chéri… Je pense que tu vas avoir du mal à sortir de là vivant si tu ne me dis pas ce que je veux savoir, on s’est compris ? D’accord, je vois que t’es pas encore trop con…maintenant tu vas répondre à ses questions, et t’as pas intérêt à me mentir, parce que tu vois moi….j’ai une méthode bien à moi pour les méchants garçons….T’as saisi trésor ? »


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Havoc
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MessagePosté le: Sam 4 Sep - 22:42 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

HRP : Je m'immisce dans un sujet déjà bien commencé, mais n'ayant pas vu de PV, je me suis sentie libre de le faire. Si ça pose problème, effacez.

Entrée discrète. Ne pas croiser de regards. Ne saluer personne. Ceux qu'elle voulait voir se reconnaitraient. Havoc se fraya un chemin à travers la foule hésitante, reconnaissant quelques têtes. Le Boss. La patronne. Le maire. Un type à qui elle avait vendu une came ratée et inapte à son utilisation personnelle. Trois loques... Qui se trouvaient être les types qu'elle devait rencontrer pour les carlingues. Le plan était mort. Plus que mort, même. C'était éclaté, écrasé, éparpillé. Le bras du Boss. Ce bras qu'elle avait trituré et amélioré à deux reprises pendant la courte période où elle était à ses ordres. Zerval. Inchangé. Toujours aussi violent, prompt à en découdre, sans modération, sans autre arbitre que son gout de la mort. Savait-il qu'en massacrant ces pauvres types il venait de priver sa mécano d'une affaire ? Non. Et de toute façon, il s'en foutrait. Son boulot à elle, c'était de construire. Son boulot à lui c'était de détruire. Étonnant qu'ils ne se soient pas encore entretués. Seul l'intérêt gérait leur rapport. Et c'était très bien. Pas d'ambigüité.

Pas de carlingue. C'était ennuyeux. Les dessins du camtar étaient prêts, le moteur presque achevé. Elle avait même récupéré deux paires de pneus. Dépareillés, certes, mais si elle mettait les plus gros derrière, ça donnerait un genre. Pas de carlingue. Et pas d'arrivage avant un moment, vu ce qu'avaient reçu ces trois crétins. Pour peu que le Maire s'en mêle, il remonterait jusqu'à la source et elle devrait trouver un autre fournisseur. Elle avait besoin de cette ferraille, sans quoi son pick up n'aurait pas de portière. Il lui manquait les charnières. Bien sûr elle pouvait essayer d'en fondre, mais avec le matos qu'elle avait, ce serait merdique. Elle ne voulait pas d'un truc merdique. Et puis elle aurait fondu le reste pour faire la benne. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Bien sûr elle s'adressait normalement à la patronne pour se procurer ce qu'elle ne pouvait pas glaner dans les ruines. Mais un type lui avait parlé de ces mecs là. Et ils demandaient bien moins et étaient bien plus facilement arnaquables. Une bande de bleus. Et puis ils n'avaient qu'à surveiller leur marché, elle ne pouvait pas être blâmée d'essayer de réduire ses frais.

La patronne était visiblement occupée. Elle jugea bon d'attendre que l'agitation ait cessé. En habituée, elle attrapa la bouteille de whisky qui trainait derrière le comptoir et se servit un verre avant d'aller s'assoir à l'écart. Ça parlait matos. Deal. Bof. Si ça ne passait pas entre les mains de scientistes, tout ça finirait par transiter par elle, elle en avait l'intuition. C'était bien beau de récupérer un microprocesseur H34 presque en état de marche, mais encore fallait-il savoir le brancher. Sinon, PAF ! Le silicium. Elle l'avait apprit à ses dépends. Elle prit une gorgée d'alcool, qui avait un gout infect, comme d'hab', et fit dans sa tête la liste des choses qu'elle pourrait travailler si quelqu'un allait fouiller les archives. Bon nombre de trucs. Si elle avait été commerçante, elle aurait tenté de s'immiscer dans le marchandage, mais ce n'était pas son affaire. A chacun son deal, comme disait Trent. Elle avait appris à se mêler de ce qui la regardait.

Mais sa visite ne se limitait pas à une commande. Elle avait également une livraison. Dans la doublure de son manteau, un sachet de poudre grisâtre. Poudre du diable. Home made. Avec les compliments de la chimiste, pour la patronne. Ça devait suffire à effacer son ardoise. Quant à ce qu'en faisait la jeune femme, si elle en prenait ou si elle la revendait plus cher, Havoc s'en foutait. Depuis le cataclysme, elle n'utilisait plus d'argent. Le troc suffisait. Amplement. C'était par ce bar que circulaient la plupart de ses créations, qu'elles soient chimiques, électroniques ou mécaniques. Elle était réglo avec ses habitués. Et ils étaient réglos aussi. Ils avaient intérêt et ils le savaient. Il est facile d'ajouter un ingrédient secret à une préparation, de mal souder un circuit pour que tout explose lorsque l'engin est utilisé trois fois. Et au pire, un nouveau pot ou quelques grammes de dope suffiraient à convaincre Zerval de rendre visite aux mauvais payeurs.


Dernière édition par Havoc le Jeu 18 Nov - 00:33 (2010); édité 2 fois
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Haveloc White


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MessagePosté le: Lun 6 Sep - 13:23 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

La conversation allait bon train dans le dos des deux acolytes. Enfin, plutôt, dans le dos du seul acolyte debout, l’un des deux tatoués (puisqu’on pouvait le voir, maintenant que sa veste avait été déchirée lors de la bagarre) ayant été violemment allongé par un coup perdu d’un bras métallique trop dur pour la mâchoire pourtant bien carrée du smoker à l’allure patibulaire. L’autre, pas plus ému que cela par l’état de son camarade, ça ferait toujours plus de paye pour lui, entreprenait de fouiller les corps inanimés afin de voir s’il pouvait avoir son compte. Le boss ne regardait pas, et semblait bien trop occupé par la contemplation d’une torture rudimentaire mais à l’allure très efficace. Mr.White, quand à lui, ne se salissait jamais les mains… ou presque.

La conversation à vois basse sur le comptoir fut interrompue un instant par un éclat de rire. Quelques paroles furent encore échangées, rapidement, puis Nelenia commença son œuvre. Aux yeux et au su de tous, mais qui aurait aimé s’en mêler. Le bar entier, même les nouveaux venus, avaient très bien vu à quel genre de personne on devait s’opposer si on s’opposait à la patronne des lieux… Voire même quel sort peu enviable elle réservait à ceux qui entreprenaient de lui mettre des bâtons dans les roues. Et puis, son alcool était plutôt pas mal.

L’alcool… Un problème qui risquait bien vite de devenir majeur. En effet, si les réserves dans anciennes sources de nourriture et de boisson persistaient encore un peu, bientôt ils allaient être obligés de brasser ce qu’ils trouveraient dans la nature… Autant dire que quelques tests s’imposeraient avant de commercialiser de telles boissons, et pendant ce temps, si rien n’était fait, les petites affaires concernant la drogue risqueraient de mal tourner. Ou plutôt, les poudres remplaceraient bien vite la boisson… Et déjà que le chaos guettait, ce n’était pas forcément le bon moment pour qu’un tel événement arrive. Il y avait déjà suffisamment de drogués psychopathes en ville, au gout du maire…

Encore de la négociation. Haveloc White sourit en coin, et d’un léger hochement de tête, marque son accord.

Nos pactes… Quelle étrange relation j’entretenais avec celle qu’on pourrait prendre comme une autre de mes femmes de main, et qui en réalité était bel et bien une sorte de rivale amicale, ou plutôt, une associée. Fouiller dans les archives n’était pas permis à tout le monde, mais à elle je lui accordais sans problème. Déjà parce qu’elle avait grandement contribué à bâtir ce fragile édifice qui me tenait tant à cœur, et ensuite… ensuite parce qu’elle m’était trop précieuse pour que je fasse cas de telles demandes.


« C’est honnête, oui. Je t’en prie, je ne voudrais pas te prendre trop de temps »

Sortant d’une poche de mon manteau une petite carte blanche, j’entreprenais de noter, pendant qu’elle interrogeait relativement poliment notre nouveau camarade de jeu, les indications et les codes de sécurité qui lui permettraient d’entrer dans les archives. Elle savait très bien qu’elle ne pouvait pas faire ça tout le temps, puisque lesdits codes étaient changés très fréquemment, et de manière assez étonnante, souvent après les visites de personnes peu attendues dans de tels lieux… Comme Nelenia par exemple. Code d’accès 08930FX58. Mot de passe : Zacharian. Entrer par la porte ouest. Voilà, tout était noté. Je me retournais vers elle, mais il semblait qu’elle n’ait pas terminé, aussi, prenant une nouvelle gorgée d’eau, je me retournais vers l’assemblée, calmement.

Le maire lança un regard circulaire à la salle. Quelle étrange population la remplissait… Tout le monde venait ici. Tout le monde, sans aucune exception. Un petit monde qu’il était chargé de diriger, de protéger et de guider afin qu’ils ne passent pas leur temps à s’entretuer, en détruisant au passage d’importants édifices de la ville… Comme le Phenomen, par exemple.

Il était intéressant de voir qu’au final, tout se rapportait à une poignée de personnes. Une poignée de personne dans laquelle voulait s’immiscer un débutant, un crétin qui voulait jouer au dur et faire de la contrebande. La sentence pour ce genre de personne serait fatale, et brutale… Peut être qu’une exécution publique serait propice à la bonne atmosphère de Neorbis…


*Il faudra que je réfléchisse à ça… Après tout, les incinérateurs fonctionnent à plein régime…*

Tournant son regard, enfin, vers la loque humaine aux prises avec Nelenia, le maire se décida enfin à lui adresser la parole.

"Alors mon gars? Qui est ce qui te paye pour faire tes petites affaires dans notre ville? Je te préviens, t'as pas intérêt à me mentir... enfin, sauf si tu tiens que la demoiselle joue un peu avec ce que tu as de plus comique sur toi...
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Zerval
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MessagePosté le: Mer 8 Sep - 04:18 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Et merde, à croire qu’ y a que moi qui ai la classe dans c’bar. Pas un seul clampin qu’a des lunettes de soleil, non mais vraiment où va l’monde quoi. J’replace ma chemise correctement et j’reviens à ma table tranquillement. Seulement, avant d’me rassoir j’capte que j’ai plus mon putain d’verre, alors j’vais vers le bar et j’regarde de travers ce connard de merde qui parle avec ma salope en prenant une bouteille. J’fais un clin d’œil à Nel… Ah mais c’est quoi ça ? J’en ai rien a foutre de l’absinthe moi, j’veux pas du fuel j’veux d’la boisson. J’repose c’te connerie et prend la bonne bouteille en vérifiant cette fois. Un bon whisky sans étiquette puisque toute façon l’ancien sky se trouve plus par ici, mais on s’en fout d’où ça vient tant qu’c’est du bon breuvage qui coule tout seul pour décrasser les tuyaux.

Mais j’y pense, j’ai un peu la dalle moi d’un coup, ça doit être la baston qui m’a mit l’appétit en éveil. Bon, y a d’la viande fraiche là, j’vais aller m’préparer un super steak pendant qu’elle négocie mon p’tit bijou. J’chope le mec à qui j’ai réduis la tête en bouillie et j’le trimbale jusqu’aux arrières salles, dans les cuisines. J’manque pas d’faire un p’tit clin d’œil à ma p’tite chérie avant d’passer la porte en trainant c’putain d’boulet et j’manque même de lui arracher c’qui lui reste de tête en l’coinçant sous un meuble. Ah putain ! Y m’aura fait chier jusqu’au bout celui là ! J’sifflote un air d’AC/DC, le fameux Highway To Hell. Terrible comme son, en tout cas c’est mieux que celui qu’ce connard fait quand j’lui hache les membres pour qu’il prenne moins d’place. Avec le gros hachoir a viande ‘savez ? Pas mal comme joujou. Après ça, j’découpe le jambon avec un couteau moins gros, mais tout aussi utile pour pas qu’ça fasse d’la charpie. Manque plus qu’à faire cuir ça, un bon steak bien saignant tout frais cueilli, que demander de mieux ? Les plaques chauffantes ? Ouais j’admets. Alors c’est où… ah ! C’était derrière moi. Bref, j’allume tout ça avec l’impatience d’un gamin, manque plus qu’ça rougisse. Quand c’est bien rouge, j’pose la barbaque avec c’divin crépitement qui m’dit que j’vais bientôt pouvoir bouffer. Un peu d’sel, du poivre, j’retourne et j’fais la même de l’autre côté. Humm ce doux fumet ! C’est putain d’dur d’attendre quand on en bave presque, mais c’est bientôt prêt. Une assiette, des couverts et c’est parti, retour dans la salle.

Quand j’sors, la populace me regarde bizarre. Bin quoi ? On a plus l’droit d’se nourrir ou quoi ? Vous êtes jaloux c’est ça ?! Pff, bande de gros cons. J’vais m’poser à ma table et quand j’pose l’assiette j’vois qu’ma bouteille est là aussi. Nel sans doutes. J’lui fais un signe de main pour la remercier et j’l’ouvre pour en prendre deux bonnes gorgées. Tiens j’ai une petite idée, j’en verse un peu sur le steak et j’allume ça avec mon zippo. Magnifique, j’adore sentir l’alcool flamber, ça m’fait penser à une putain d’grosse fête. J’entame la viande encore flambante, t’façon ça s’éteindra dans ma bouche. Ah la vache ! Merveilleux ! J’savais bien que j’pouvais bien cuisiner si j’voulais. Enfin, de façon culinaire pour le coup j’veux dire ! Haha. C’est là qu’en mordant dans ma viande j’vois une tronche familière dans l‘Phenomen: Havoc.

Tiens tiens, si elle est là c’est qui a affaire. J’irais la voir après, pour l’instant j’ai trop faim pour dévisser mon cul d’ma chaise. J’enquille ma pièce de tantouze grillée comme un barbare en m’enfilant une gorgée d’boisson d’homme entre deux fourchettes et j’finis vite et bien en ayant bien profiter du moment. J’en passerais pas d’autres avant longtemps… au moins demain quoi, ça c’est clair. N’empêche, plus j’regarde cette petite crasseuse de mécano, plus j’me dis qu’j’ai quand même pas mal servi d’garde du corps. Non pas qu’ça m’dérange, en échange j’ai droit a des supers bonus, mais j’vais finir par croire qu’y faudrait que j’me reconvertisse. C’est pas près d’arriver d’toute façon, c’est pas comme si j’voulais protéger les autres, juste ceux qui peuvent avoir un intérêt. C’était l’cas d’Nel et d’la crêteuse. Une pour les infos et la boisson, l’autre pour la mécanique et la dope, d’ailleurs faudrait que j’lui en demande parce qu’avec trois maudits cachets j’vais pas aller loin. Aller, j’me lève et j’vais poser mon assiette sur l’comptoir avant d’aller vers Havoc. J’m’assois en face d’elle, et j’rapproche ma tête de la sienne pour lui parler discrétos.


Salut la miss. Alors on vient pour affaire ?… Dis moi, t’aurais pas d’quoi faire sur toi là ? J’ai plus rien, j’ai tout écoulé dehors.


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Nëlenia O'Kenelly
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MessagePosté le: Mer 8 Sep - 04:56 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Peu à peu, mon bar avait cessé de ressembler à l’extérieur de la ville, c'est-à-dire à un bordel bruyant et innommable. Les derniers bruits de fracas s’étaient éteints avec la victoire houleuse et non sans blessures de Zerval. Ce mec était une masse de muscle, de brutalité et de violence à lui tout seul. Mais putain ce qu’il pouvait être canon quand il était comme ça. Enfin, je vais me passer de ce genre de détail et revenir à ce qui m’était dévolu. Soit faire cracher le morceau à cette raclure que je tenais fermement serré entre mes cuisses. Ce con aurait pu prendre son pied s’il n’avait pas décidé de faire les gros durs dans mon bar, en faisant un trafic qui m’échappait.

Alors que j’allais me donner corps à et âme à ce merdeux, le sort s’acharna à ce qu’il échappe encore quelques minutes à mes mains. Mais merde à la fin, on voudrait pas m’laisser m’amuser un peu ? Tiens Havoc ! Ca faisait un moment que j’avais pas vu sa tête de créteuse dans mon humble bâtisse… Salut chérie, j’peux pas trop t’servir pour le moment…Oui mais nan vas y sert toi ! C’était bien elle ça tiens ! Habituée sans gêne, de toute façon on trainait trop ensemble elle et moi pour que je m’offusque d’autant de familiarité. Bon allez, mon p’tit gars….Non, quoi encore ? Zerval ? Zerval ! Arrêtes avec tes clins d’œil j’vais finir par plus en pouvoir…Enfin ça c’était avant que je capte qu’il trainait un des mecs dans ma cuisine… Chérie je peux emprunter ta cuisine pour débiter un mec en morceau ? Mais oui vas y fais toi plais’… Ouais, avec lui non plus s’était même plus la peine de parler.

N’empêche que d’imaginer ce qui allait advenir du mec…Même pas la peine, suffisait d’écouter le bruit qui provenait de ma cuisine et de l’odeur qui commençait à s’en échapper. Putain…J’allais encore devoir nettoyer le sang dans ma cuisine…Tant pis pour lui, mon adorable lourdaud de chéri allait m’aider. Rien que de le voir à genoux récurer ça m’faisait bander. Enfin, façon d’parler. Bon allez, j’allais peut être enfin pouvoir me concentrer sur mon mec moi du coup. Lentement et d’un petit sourire carnacier, je remontais les mains sur son torse avant de les appliquer autour de son cou, serrant et desserrant à ma guise, quand je le voyais changer de couleur. Enfin, j’allais prendre mon pied. Au bout de quelque minute, je le jugeai apte à répondre à mes questions, surtout à bout de souffle.


« - Alors trésor, je crois que t’as vu aussi bien que moi où a fini ton pote…Et t’as vu ? L’mien est revenu tout seul et avec une assiette…Pas la peine de t’faire un dessin, ta gueule me suffit à m’faire croire que t'as compris. C’est bien. Je pense qu’en plus de pas être trop con, t’es pas sourd, alors tu vas répondre à la question du Maire, j’suis clair ?
- Oui…fit il en hochant nerveusement la tête. Mais j’sais quedal moi ! On bossait pour deux personnes…
- Deux ? Ha oui, ça deviendrai presque intéressant dit moi. Si tu te montres plus bavard je pourrais peut être faire un effort et laisser ta pitoyable peau en vie. Des noms ?
- Aucun…j’vous jure ! Le mec c’était du genre grand, baraqué, assez âgés j’dirais, la peau marqué par le temps et la fatigue. Genre un mec qui aurai marché dans le désert trop longtemps. Il nous a dit que si on allait faire de la récup’ on pourrait bosser pour lui à terme…Puis l’autre c’était une cliente. Enfin j’crois que c’est une femme…elle avait l’air d’avoir besoin de matos…, bégayait il lamentablement, ha c’est…»

J’en avais pas besoin de plus. Une femme dont on arrivait pas forcément à définir le sexe en mal de feraille, y’en avait qu’une dans cette putain de ville. Et en plus elle était présente dans mon bar. De mes deux mains je le soulevais par son tee shirt et lui éclatait le dos contre le bar. Son souffle se coupa, je savais qu’il parlerait plus pendant un petit moment. Passant une main dans mes cheveux, j’offris un de mes plus beaux sourires au maire. Je me doutais bien que mon geste n’allait pas passer inaperçu, mais j’espèrais au moins qu’il aurai la délicatesse de pas me poser de question. Du moins pas maintenant.

« - C’est bon trésor, le maire pêche que les gros poissons, moi je m’occupe des appâts. »

Quelle subtile manière de sous entendre au maire que si des clients de ce trafic se trouvaient dans mon bar, ce qui était le cas, je m’en occuperais moi-même. D’un geste souple et félin, je descendis de mon comptoir et épousseta mon superbe ensemble. Putain, encore un truc à faire retoucher tiens, comme si j’avais que ça à faire. Je m’approchais d’Haveloc d’une démarche chaloupée, non sans un sourire en coin et un regard des plus enflammés. Je passais une main sur son torse, enroulant mes doigts dans sa cravate, issant mon visage à hauteur du sien.

« - Voilà, je crois que tu as ce que tu voulais… Maintenant à moins de ne prendre un verre tout de suite, je vais aller m’occuper de mes clients. »

J’avais mon visage suffisamment prêt du sien pour que d’aucun eu cru que je l’embrassais. Mais je n’en fis rien, me retournant juste avec un des mouvements de tête des plus provocateurs, m’empressant de retourner à mon travail. Putain, le bordel dans ma salle… Haussant les épaules, je fis rapidement le tour des tables, m’excusant de la gêne occasionnée et offrant une tournée de leur choix à mes clients. J’savais être commerciale. Heureusement pour moi il n’y avait pas des masses de monde et je les servis rapidement. Passant derrière mon comptoir, je pris un verre et me glissa jusqu’à la table la plus retiré de ma salle, pour rejoindre mes deux compères. Sans un mot, je pris une chaise que je retournai, m’asseyant à califourchon dessus, les bras entourant le dossier, jouant avec mon verre. Mon regard allait de l’un à l’autre sans que je n’ouvre la bouche, cherchant un moyen de faire tomber ma colère.

Rien. Pour l’instant je n’avais rien à dire. D’un geste sec je pris la bouteille qu’Havoc avait sorti et m’en remplit un verre qui aussitôt remplit fut aussitôt descendu. Ha ! Ca fait du bien. Glissant ma main au niveau de mon décolleté, je sorti un joint que j’allumais aussi rapidement, tirant dessus allègrement. Les volutes de fumées sortaient de ma bouche en des arabesques sinueuses, vicieuses et corrompues. L’exact reflet de ce que nous représentions tous les trois. J’pouvais pas en vouloir à Havoc de chercher du matos ni même à faire du profit, mais essayer de le faire sous mon nez s’était me sous estimer et j’aimais pas du tout ça. Je fis claquer mon verre sur la table et plantait mon regard froid dans le regard vide et hagard d’la mécano.

« - Putain Havoc…Tu m’as fais quoi là ? D’où t’as sorti ces merdeux ? T’sais que t’es pas du genre à passer inaperçue… Enfin t’es comme nous tous tu cherches à t’en sortir, mais là…Tu sais très bien que je suis au jus d’un peu tout en ce qui concerne les trafics sous jacents de cette ville putride et là, tu m’amènes ces blaireaux, juste sous mon nez ? C’est vraiment pas malin, pas du tout…Un peu trop fort en gueule si tu veux mon avis, trop facilement baisable. Mais je suppose que c’est pour ça que tu les as choisis. »

Je tirai une nouvelle latte, faisant tomber la cendre dans un cendar qui trainait sur la table et le tendit à Zerval. Faudrait que je pense à le remercier lui, j’crois qu’il venait de me sortir d’affaire. Enfin même si les balaises sans cervelles du maire auraient pu s’en sortir tout seul, c’était réglo d’sa part d’avoir voulu me défendre. Comme quoi, devait subsister un brin de valeurs dans cette cochonneries de monde. Mais un brin seulement. Avant tout, fallait survivre.

« - Bon…Pour cette fois c’est oublié. J’espère seulement que le maire aura pas fait le lien avec toi. Ou du moins, quand bien même il l’aurait fait, qu'il me laisser gérer ça à ma façon…Et ça, ça ne le regarde absolument pas. »

Havoc savait de quoi je parlais. Je n’eu besoin que d’un clin d’œil sous entendu pour qu’elle capte. Peut être complètement camée mais loin d’être conne et à la masse. C’était ma dealeuse perso, celle de Zerval aussi. On avait confiance en elle et c’était pas la première fois qu’on s’éclatait la cervelle à sa dope. Si jamais elle m’avait amené ce que j’espérais, je pense qu’on s’en offrirait une jolie tournée avec mon smoker. Histoire de. Ca faisait un moment qu’on tournait un peu au vide, et les joints c’étaient bien sympa mais ça faisait pas tout. L’argent avait de moins en moins de valeurs…Enfin j’ai envie de dire que chez moi, et surtout avec moi, y a pas mal de moyen de paiement…et avec Havoc on avait nos arrangements habituels. Je me resservais un autre verre, dont je bus le contenu plus doucement que le premier. Manquait plus que j’sois à moitié ivre pendant mon service tiens.

« - Au fait Zerval, merci du coup de main…J’te savais pas cuisto chéri, fis je en montrant d’un signe de tête la cuisine. »


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Havoc
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MessagePosté le: Jeu 9 Sep - 23:06 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

Sans mot dire, Havoc sortit de sa doublure une petite poche de cachets mouchetés qu'elle jeta sur les genoux de Zerval, par-dessous la table. Dope d'androïde. Ça lui avait pris plusieurs mois pour synthétiser un produit réellement efficace, mais elle y était parvenue. Mélange de kéta, de mesca, d'épinéphrine (prélevée sur cadavres frais) et quelques enzymes pour faciliter l'assimilation par le système digestif bio-électroniques du client. Dur. Trop pour un être humain. La première fois qu'elle avait fait le mélange, la chimiste en avait pris une dose, pour tester. BIM ! Rythme cardiaque : 230, diamètre des pupilles : 2mm. Convulsions. Bave. Orgasme ? Difficile à décrire. Après cinq minutes de totale impuissance, elle avait réussi à prendre le dessus et avait été pris d'un accès de violence particulièrement puissant. Elle avait défoncé un marchand ambulant à coups de clef anglaise, au beau milieu des terres désolées. Son crâne avait explosé, répandant une pluie rosâtre sur ses habits, sur son visage. De petits éclats d'os éparpillés partout. Rouge. Rose. Blanc. Elle s'était penchée sur le cerveau palpitant de l'homme et l'avait bouffé. À présent, elle ne pouvait pas s'expliquer son geste et il la dégoûtait un peu. Qui savait quelle genre de maladie pouvait transporter ce type. Bref, depuis, elle ne prenait plus que des demi-doses de cette dope, pour goûter avant de la vendre.

Pas de paiement, pour Zerval. Elle le fournissait, et elle savait qu'il lui ramènerait en temps voulu de quoi éponger sa dette. Il parcourait les alentours en long et large et en travers, il finirait bien par repérer de quoi l'intéresser. Avec la patronne, c'était autre chose. Les relations commerciales étaient plus formelles. Normal. Elle n'était pas smoker. Elle ne partageait le chaos qui les caractérisait. Le Boss et sa violence. Havoc et sa défonce. Le Blast. Elle était sûre qu'elle n'était pas la seule à y être perméable. Peut-être qu'avec quelques prods et la situation adéquate, elle pourrait le reproduire sur quelqu'un d'autre. O'Kennelly vint s'asseoir à leur table. Havoc la dévisagea avec une attention peu dissimulée. Y serait-elle sensible, elle ? Comment réagirait cette jeune femme en plein Blast ?

Des reproches, des reproches. La lueur d'intérêt dans les yeux de la mécano s'éteignit, et elle écouta sa cliente lui faire la morale sans l'ouvrir. Indifférence. Royale indifférence. Elle n'avait que faire du Maire, ou de ses sbires. Elle avait toujours son tazzgun et un détonateur thermique dans sa poche, et elle était suffisamment cinglée pour qu'on la croit prête à les utiliser. Et une fois de plus, on ne se trompait pas. Qu'ils viennent. Mais ce ne serait pas pour aujourd'hui. Dans sa grande magnanimité, la patronne avait décidé de lui pardonner. Absurde. Amusée. Si elle était embarquée par cette pseudo-police, qui fournirait ces deux là ? Continueraient-ils à fumer ces ersatz de drogue douce ? Iraient-ils jusqu'à acheter l'affreuse pâte verdâtre qui circulait en ville, vague hallucinogène coupé à dieu sait quoi, qui finissait par couvrir les dents de mousse ? Peu probable. Une fois de plus, elle était plus utile en vie que morte.

Elle ne fit pas d'excuses, ni ne montra le moindre signe de remords. Sans quitter la jeune femme des yeux, elle lui posa le sachet de poudre du diable sur les genoux, même manoeuvre qu'avec l'androïde. Elle se resservit un verre. Contrariété. C'était bien beau de lui faire la leçon, mais ça faisait plusieurs semaines qu'elle attendait sa ferraille, et seuls ces crétins avaient été capable de lui en promettre. Il fallait assumer le jeu de la concurrence. Elle se roula une cigarette et l'alluma, afin de combattre l'odeur persistante de l'herbe. Ça lui rappelait son frère. Son appart puait la weed. Elle ne voulait pas se rappeler. Elle prit la parole, murmurant.


"J'veux mes carlingues."

Elle farfouilla dans sa poche et posa sur la table un objet métallique de la taille d'un poing. Une pile à fission. Ils devaient savoir ce que c'était. Ils devaient en connaître la valeur. Ça aurait suffit pour alimenter le bar en électricité pendant un an. Havoc s'en foutait. Elle avait toute l'électricité qu'elle voulait, à l'abri dans les ruines, les vents glacés faisaient tourner les moulins, les moulins entraînaient les dynamos. Elle n'avait pas besoin de plus. Pas de confort. Juste les outils.


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Nëlenia O'Kenelly
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MessagePosté le: Dim 7 Nov - 12:58 (2010)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé] Répondre en citant

[HRP] Compte tenu de l'absence d'Haveloc ce topic peut être continuer comme si il avait quitté momentanément la pièce. [/HRP]

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:26 (2018)    Sujet du message: Intérêt soudain pour l'inconnu. [Terminé]

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